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À la une

23/04/2026

La Province d'Anvers : de la marche frontière à la métropole mondiale

Entre l'Escaut et la Campine, la province d'Anvers porte en elle une histoire millénaire. Héritière du marquisat du Saint-Empire et du puissant duché de Brabant, ancienne plaque tournante du commerce européen, elle a traversé les siècles sous les couleurs successives des Habsbourg d'Espagne et d'Autriche, de la France révolutionnaire et du Royaume-Uni des Pays-Bas, avant de s'affirmer comme l'une des provinces fondatrices de la Belgique indépendante. Cette année, le Rallye des Parcs et Châteaux de l'ANRB y pose ses jalons, une invitation rare à redécouvrir certains des joyaux que recèle ce territoire du nord de notre royaume.Juché sur un léger promontoire dominant l'Escaut, le site d'Anvers acquiert dès le IXe siècle une vocation défensive face aux invasions normandes. Un castrum s'y élève, puis, au XIIe siècle, le château fort du Steen, dont la silhouette de grès blond reste visible sur les quais comme un témoin taciturne des siècles engloutis. Né à la fin du Xe siècle, le marquisat d'Anvers est une marche du Saint-Empire relevant de la Basse-Lotharingie. En 1106, Godefroid Ier de Louvain reçoit conjointement le duché de Basse-Lotharingie et le marquisat, nouant entre les deux entités une union personnelle qui préfigure des évolutions politiques plus larges. L'érection du comté de Louvain en duché de Brabant en 1183, puis la Diète de Schwäbisch Hall en 1190, scellent l'intégration du marquisat dans l'orbite brabançonne, dont Anvers devient la principale ouverture sur la mer.En 1430, l'extinction de la lignée ducale ouvre la voie à l'absorption bourguignonne sous Philippe le Bon, puis, par le mariage de Marie de Bourgogne avec Maximilien Ier de Habsbourg en 1477, à l'Empire. Sous Charles Quint et Philippe II, la cité connaît son apogée : première place financière et commerciale d'Europe, que Fernand Braudel qualifiera de premier centre mondial du commerce. Les troubles religieux brisent cet élan. La Furie espagnole du 4 novembre 1576 ravage la ville ; la reconquête d'Alexandre Farnèse en 1585, suivie du blocus hollandais de l'Escaut, transfère la prééminence commerciale à Amsterdam pour deux siècles.Par les traités de 1713-1714, les Pays-Bas méridionaux passent aux Habsbourg d'Autriche. Les réformes centralisatrices de Joseph II déclenchent la Révolution brabançonne de 1789 et l'éphémère indépendance des États Belgiques Unis, avant que la conquête française ne transforme le territoire en département des Deux-Nèthes, le 1er octobre 1795. Napoléon, qui voyait en Anvers « un pistolet braqué sur le cœur de l'Angleterre », y développe le port avec une ambition nouvelle. Le Congrès de Vienne crée en 1815 le Royaume-Uni des Pays-Bas ; la révolution belge de 1830 confère à la province ses frontières et son rôle actuels. La citadelle résiste jusqu'au 23 décembre 1832, lorsque le général néerlandais Chassé capitule devant le maréchal Gérard. La réouverture définitive de l'Escaut en 1863 restitue à Anvers sa vocation universelle. Province la plus peuplée du Royaume, elle demeure l'héritière d'une histoire où noblesse d'Empire, traditions brabançonnes et rayonnement marchand se conjuguent de manière singulière.Les grandes famillesLes grandes familles aristocratiques anversoises ont modelé durablement le paysage de la province, dans ses pierres comme dans ses institutions. Parmi elles, on compte des familles telles que les Baillet-Latour, Bergeyck, Borrekens, Caters, Cogels, della Faille, van der Gracht, Le Grelle, van Havre, Marnix de Sainte-Aldegonde, Merode, Moretus Plantin, Pret, Pret Roose de Calesberg, Ullens de Schooten, d'Ursel et van de Werve. Plusieurs d'entre elles se sont illustrées sous l'Ancien Régime au service des cours de Bruxelles et de Vienne et ont laissé des empreintes architecturales et politiques considérables. Elles ont contribué au rayonnement culturel et économique de la région, entretenant châteaux, domaines et fondations charitables selon une conception du service public ancrée dans la plus ancienne tradition nobiliaire. Aujourd'hui encore, bon nombre de ces familles résident dans leurs demeures ancestrales et veillent avec soin à la préservation de ces témoins irremplaçables.Le patrimoine castralLes châteaux de Bornem, Cleydael, Den Brandt, Rameyen, 's-Gravenwezel, Sterckshof, Vorselaar ou Westerloo illustrent d'emblée la remarquable diversité d'un patrimoine qui oscille entre forteresse médiévale et demeure d’agrément.Le château d'Hingene, ancienne résidence d'été des ducs d’Ursel, se distingue par l'équilibre de son architecture classique et l'ampleur majestueuse de son parc. À Reet, le Laarhof, sobre et raffiné, témoigne de l'art de vivre du XVIIIe siècle, tandis que le Groenhof s’inscrit, par ses façades de briques et de pierre blanche, dans la grande tradition de la Renaissance flamande. Le château de Boechout, avec sa tour médiévale et ses douves, et le château de Calesberg, ancienne place forte muée en résidence de prestige, complètent ce panorama dans les environs immédiats d'Anvers.Aux confins de la Campine, le domaine Hemelrijk déploie ses allées boisées dans un cadre de grande sérénité. À Ranst, le château Doggenhout séduit par sa silhouette classique ; à Zandhoven, le Bautersemhof retrace l'évolution d'une motte médiévale vers un manoir raffiné. Plus au nord, le château Heizuyzen trône au cœur d’un parc hors du temps à Oostmalle, tandis que le château d'Arendonk illustre la transition entre forteresse et résidence de plaisance. Quant au domaine Oude Gracht, à Kapellen, ses arbres centenaires évoquent encore le relais seigneurial où se croisaient autrefois la vie rurale et celle de la haute société.Rallye des Parcs et ChâteauxLe comité d'Anvers de l'ANRB vous convie à découvrir certaines de ces propriétés de la province d'Anvers, le 31 mai 2026 de 10h à 18h, parmi lesquelles des châteaux, des parcs et la distillerie Elixir d'Anvers, témoignage vivant du savoir-faire artisanal local. Une invitation à plonger au cœur d'un territoire où plusieurs siècles d'histoire continuent, avec une souveraine discrétion, de rayonner.Nous remercions le comte Pierre-Alexandre de Lannoy pour la rédaction de cet article.

Actualités

27/05/2026

Des racines du temps aux fruits de l’avenir

Claude de Villenfagne de Vogelsanck est père de 9 enfants, grand-père de 29 petits-enfants. Dokter in de Rechten, Licencié en Sciences Economiques Pures et assistant du professeur Dupriez, il devient directeur général de la banque d’épargne Anhyp jusqu’en 1997. Il crée son entreprise de consultance et un modèle de développement d’entreprise. Après avoir contribué à la création de l’IFFD (Institution For Family Development), devenu le conseiller des Nations Unies, il contribue à la création d’une école qui compte actuellement 440 élèves.Philippe de Potesta : Pouvez-vous nous parler des valeurs importantes à transmettre à nos petits-enfants et y a-t-il des moments ou des activités propices pour aborder certaines transmissions ?Il revient aux parents d’éduquer leurs enfants en matière physique (exercices), intellectuelle (instruction) et spirituelle (développement de la volonté, apprendre à aimer) en vue de pouvoir choisir librement le bien et le beau dans la vie qui les attend. Dotés d’un bagage instinctif d’accompagnement de leurs enfants dans leur croissance, les parents peuvent cependant être pris de court s’ils ne complètent pas cet accompagnement par une formation approfondie et une aide éventuelle dans les différents domaines d’éducation. Il s’agit de relais qu’ils choisissent et sur lesquels ils peuvent s’appuyer : professeurs, médecins, éducateurs, etc.Les grands-parents peuvent servir de relais car ils sont moins impliqués dans la vie de tous les jours, à condition cependant de s’accorder avec les parents et de transmettre des valeurs en connaissance de cause.Effectivement, si les valeurs à transmettre sont connues le moment et la façon de s’y prendre le sont moins.Il importe de connaître les tempéraments des enfants auxquels on s’adresse (tempérament primaire ou secondaire) et de savoir que l’apprentissage de certaines vertus est lié à un âge défini et à certaines méthodes.Apprendre l’ordre à un enfant se fera aux environs de deux ans en lui faisant ranger ses jouets le soir d’une certaine façon pendant quelques semaines. Une grand-mère patiente pourra y contribuer !Autre exemple : entre 7 et 11 ans, l’enfant aime être généreux, rendre service, aider. Lui en faire prendre l’habitude facilitera son passage à l’adolescence car son souci de l’autre compensera sa tendance à ne s’occuper que de lui-même.Sans vouloir énumérer toutes les valeurs à transmettre, il en est quelques-unes qui entraînent les autres :Développer la volonté ou apprendre à aimer, s’aimer, aimer l’autre, aimer apprendre, aimer l’effort pour atteindre un objectif concret.Développer la générosité soutenue par la justice (donner à chacun ce qui lui revient), la prudence (utiliser les moyens adéquats à l’objectif poursuivi), la force (la persévérance dans la recherche du bien) et la tempérance (qui permet de dominer les attraits des addictions).Comment les transmettre aux générations qui nous suivent ? Sans doute par l’exemple, car l’imitation permet de s’approprier le bien proposé. Mais aussi en créant des moments privilégiés.Pendant plusieurs années, nous avons emmené entre six et dix petits-enfants, à partir de 12 ans, en voyage en France pendant une semaine, sans les parents. Nous leur donnons le programme d’avance et chacun prépare une visite ou une activité en concertation avec les participants du voyage.En voyage nous convenons d’un horaire que tous respectent sans problème. Petit-déjeuner à 8 heures (au grand étonnement des parents), départ pour les activités culturelles à 8h30. Visite guidée d’un château de la Loire par ceux qui l’ont préparée, promenade à pied ou à vélo, à midi récitation de l’Angélus, courte prière pour remercier le Seigneur de tout ce que l’on reçoit, et pique-nique ; activités sportives l’après-midi. Dîner à l’hôtel. Pendant le dîner chacun prend la parole pour communiquer ce qu’il a apprécié le plus ; ensuite les auteurs de la préparation du lendemain exposent la ou les visites prévues. À ce moment chacun tire le nom d’une personne pour laquelle il aura des attentions particulières pendant la journée du lendemain, sans que la personne tirée ne le sache (jeu de la cacahuète). Ce jeu crée une atmosphère délicieuse du matin au soir.Ainsi les différentes valeurs énoncées se transmettent par des actions consenties plutôt que par des grands discours. Quelques semaines après le voyage nous recevons un petit album de photos avec commentaires rédigés par nos petits-enfants, soulignant avec amusement les choses apprises.Plus simplement, nous organisons des petites soirées de 19 à 21 heures, auxquelles participent les aînés des petits-enfants qui le désirent : dîner simple, chacun raconte les derniers petits événements, donne son avis concernant une attitude politique, l’entreprise dans laquelle il travaille, les aspects intéressants et plus difficiles de ses études. Nous pouvons encourager, commenter certaines manières de penser ou d’agir, émettre des appréciations et transmettre des expériences. Des moments de bonheur que l’on peut garder à l’esprit !

27/05/2026

Les Bourses d’Etudes de SOLIDARITAS : Aider nos jeunes à développer leurs compétences.

Nous avons rencontré le baron Alain de Crombrugghe de Picquendaele, président du Comité d’Octroi des Bourses d’Etudes.Pouvez-vous nous rappeler le rôle, l’importance et la composition du Comité ?Le Comité des Bourses, qui existe depuis plus de cinquante ans, attribue chaque année une trentaine de bourses d’études. Les études supérieures représentent à la fois un outil de développement des talents des jeunes et une occasion de les mettre en relation avec les forces vives de leur génération et avec les défis du monde contemporain. Nous souhaitons réduire les obstacles financiers aux études mais aussi améliorer les conditions de vie des jeunes au cours du développement de leurs compétences au service de la société. Notre Comité se compose de professeurs de l’enseignement supérieur et de membres de Solidaritas. Cela permet de croiser les points de vue sur les perspectives de formation et sur les besoins d’aide, voire d’associer les contributions de Solidaritas et d’une bourse.A qui s’adressent les bourses d’Etudes ?Les bourses d'études sont réservées à des étudiants appartenant à la Noblesse belge qui en font la demande en vue de financer leurs études supérieures en Belgique ou des études avancées à l’international. En pratique, un appel à candidatures parait chaque année dans la Circulaire en septembre. Il indique comment constituer le dossier de candidature. La Commission se réunit fin octobre. Des demandes spécifiques sont traitées en cours d’année. Enfin, la confidentialité la plus stricte est observée par toutes les personnes qui traitent les demandes de bourses.Quelle distinction faites-vous entre études supérieures en Belgique et études avancées à l’international ?J’ai toujours pratiqué des sports intenses comme le hockey sur glace ou les sports de montagne. Ma famille et mon épouse ne s’attendaient pas à ce que cela prenne une telle ampleur mais ils n’ont pas été surpris par ma décision de participer à des compétitions et je les remercie de leur soutien si précieux. En effet, ce sport de compétition implique une indispensable gestion du risque et, pour ce qui me concerne, la nécessité de concilier les deux versants (c'est le cas de le dire) de mes activités, mon travail chez mon employeur et ma participation aux compétitions sportives. Les compétitions exigent une préparation intense et régulière et de fréquentes absences.Nous distinguons trois catégories d’études.Les études supérieures qualifiantes en Belgique.Les bourses prennent en compte, selon les cas, le minerval, la situation financière des parents, le besoin de logement ou d’équipement éventuel, un stage Erasmus, etc. …Les montants tournaient autour de 2000€, mais, ils vont augmenter en 2026. Vu la diversité des demandes, ce chiffre est purement indicatif.Une première qualification à l’étranger. Les bourses tiennent compte du coût des études à l’étranger. Cependant, s’il s’agit d’un premier diplôme pour un jeune étudiant, elles tiennent aussi compte de la situation des parents. Nous intervenons pour ce type d’études quand il est bien motivé par rapport à des études en Belgique et s’il y a un plan de financement solide.Les études avancées à caractère international Depuis 2023, nous attribuons des bourses pour des projets d’études à l’étranger ou dans des institutions internationales en Belgique.Ces aides visent une spécialisation d’excellence à dimension internationale: master après master, doctorat, écoles d’art (musique ou autres), stages et tutorats, préparation de concours, etc.Nous intervenons en complétant le budget requis par des études souvent très coûteuses dans des établissements réputés. En d’autres termes, pour ce type de bourse, le demandeur fournira également un plan de financement mentionnant toutes les aides et bourses déjà obtenues ou garanties (bourses publiques ou privées, aide familiale, moyens propres ou autres).Nous pourrions aussi mettre des jeunes en contact avec des personnes expérimentées qui pourraient les orienter.Quels conseils ou message avez-vous envie de donner aux jeunes de l’ANRB qui rêvent de se perfectionner à l’étranger ?Une bonne planification est fondamentale. Sur le plan académique, il faut construire son projet de formation. Plus votre CV sera cohérent, plus vous aurez des chances d’être accepté par l’institution que vous aurez sollicitée.Sur le plan financier, il faut préparer un budget. A l’international, le dossier de candidature et le plan de financement se préparent un an à l’avance.Des bourses d’étude des institutions hôtes, des pays hôtes et de fondations belges ou mixtes sont généralement disponibles. En Belgique, citons aussi la Fondation Roi Baudouin, le fonds Sofina Boël, ou pour ce qui concerne les études aux Etats-Unis, la Belgian American Educational Foundation (BAEF) ou la Fulbright Commission.Pour en savoir plus sur les études à caractère international, consultez le Bulletin n°324 – Octobre 2025 – page 67 et suivantes.En conclusion, quel message souhaitez-vous transmettreNous espérons que des parcours de formation originaux et de qualité pourront en inspirer d’autres, en particulier à l’international. Plus concrètement, nous remercions les membres de l’ANRB dont la générosité rend ces bourses possibles. Nous savons que les bénéficiaires des bourses sont conscients de cette générosité et nous espérons qu’ils auront à cœur, au cours de leur vie professionnelle, de faire preuve à leur tour de générosité à l’égard des générations suivantes.Pour tout renseignement complémentaire : solidaritas@anrb-vakb.beContacts : Chevalier Pierre de Donnea – Baron Henry d’Anethan

27/05/2026

Escalader, voler et se dépasser !

Le vicomte Jean de Biolley, talent émergent en parapente, spécialiste de "Hike and Fly" (Marche et Vol), nous parle de sa passion pour les courses d'endurance, comme la REDBULL-X-Alps, 1280 km en maximum douze jours à travers les Alpes, la course la plus dure au monde, à laquelle il a participé en 2025 !Si vous deviez-vous présenter, que diriez-vous ?Marié, 30 ans, je suis passionné par les compétitions de parapente et en particulier par le « Hike and Fly » en montagne, une discipline combinant la randonnée, l'alpinisme et le vol en parapente. Ce sont des courses d'endurance extrêmes où les athlètes doivent franchir des balises à travers des massifs entiers uniquement à pied ou en vol. Le principe est de gravir un sommet à pied avec son équipement, puis de redescendre en volant en essayant de parcourir un maximum de distance. Je m'efforce de concilier les entraînements et les compétitions - que je considère comme une partie de mes activités professionnelles - avec ma vie de famille et mon travail à temps plein en tant que commercial dans une Start-up belge spécialisée dans le domaine des technologies pour les énergies renouvelables.Comment est née votre passion pour ce sport exigeant ?C'est après avoir fait du kitesurf que j'ai découvert le parapente. Le parapente offre la possibilité de rester un maximum de temps en vol.A partir de là, j'ai tout de suite ressenti cette incroyable impression, cette sensation inouïe de progresser sans fin à travers l'azur et cette merveilleuse découverte de paysages successifs vus du ciel.Comment votre famille a-t-elle réagi à votre intérêt pour ce sport extrême, à votre désir de vous entraîner pour participer à des compétitions renommées, comme la REDBULL X-Alps en 2025 ?J’ai toujours pratiqué des sports intenses comme le hockey sur glace ou les sports de montagne. Ma famille et mon épouse ne s’attendaient pas à ce que cela prenne une telle ampleur mais ils n’ont pas été surpris par ma décision de participer à des compétitions et je les remercie de leur soutien si précieux. En effet, ce sport de compétition implique une indispensable gestion du risque et, pour ce qui me concerne, la nécessité de concilier les deux versants (c'est le cas de le dire) de mes activités, mon travail chez mon employeur et ma participation aux compétitions sportives. Les compétitions exigent une préparation intense et régulière et de fréquentes absences.Comment vous préparez-vous aux épreuves ?J'ai depuis quatre ans un coach qui définit mes entraînements que j'exécute comme un bon soldat. Cela consiste en un programme combinant la course à pied, le vélo, le renforcement musculaire et du ski alpinisme en hiver ...Cela dit, une course comme le RED BULL X-Alps (1280 km à travers les Alpes, 12 jours) représente deux ans de préparation minutieuse, d’épreuves qualificatives, avec une équipe soudée autour de moi, sans qui rien ne serait possible. Je profite également des précieux conseils de mon épouse, diététicienne nutritionniste.Tout cela avec la bénédiction de mon employeur qui me permet de mener en parallèle ma carrière sportive, pour autant bien sûr que je remplisse mes objectifs de vente.Qu'avez-vous appris sur vous-même ? Quelles aptitudes avez-vous appris à cultiver en pratiquant ce sport de compétition ?J'ai appris à écouter mon intuition, fruit de mes expériences passées, à écouter ma petite voix intérieure, notamment pour éviter les risques inconsidérés et ne pas dépasser mes limites ; également à cultiver la résilience et la détermination.La récompense, pour un compétiteur comme moi, c'est la satisfaction intense de connaître des moments inoubliables en altitude et - je tiens à le souligner - de vivre des expériences humaines particulièrement gratifiantes avec l'équipe qui m'entoure !Quel message avez-vous envie de partager ? S’il fallait résumer votre philosophie en une phrase ?Si l'on veut réaliser ses rêves, il faut bien s’entourer et rester motivé et positif.Permettez-moi de proposer à l'ANRB une conférence avec un film sur ma participation au RED BULL X-Alps (2025). En effet, je suis toujours à la recherche de sponsors pour m’aider à financer mes courses et ce serait aussi l'occasion de mieux faire connaître ce sport et ses valeurs.Merci infiniment pour votre contribution.La prochaine compétition de Jean de Biolley aura lieu en juin 2026 dans les PyrénéesEntretien réalisé par Henry d’Anethan

27/05/2026

"Trait d'union entre particules"

Etienne de MONTETY – « Il y a une autre rive ». Ed. Stock – janvier 2026.Fils de parents divorcés, Rahman, tiraillé entre une vie hyperconnectée en France où il travaille et ses racines algériennes, s’interroge sur l’islam qui ne répond que partiellement à sa quête intérieure. Il retourne s’immerger en Algérie et y rencontre le frère Jean-Marie, prêtre catholique, qui lui ouvre un chemin inattendu : celui de la foi chrétienne, ce qui amène Rahman à envisager d’aller vers « une autre rive », c’est-à-dire quitter son univers matériel pour une vie intérieure plus riche.Etienne de Montety signe un roman d’une grande délicatesse d’écriture, profondément actuel, qui explore la tension entre origines algériennes, culture française et aspiration personnelle.C’est un texte qui touche sans jamais forcer. A lire !.Louis de Diesbach - « Faussaires algorithmiques».  Ed. de l'Aube – avril 2026.Un essai construit sur 120 rencontres, (sans IA !) et un fil rouge : ce que notre relation à la technologie vient dire de notre rapport à nous-mêmes et au monde. La question est dans l'air depuis des années. Elle revient dans chaque dîner, chaque fil LinkedIn. L'IA va-t-elle remplacer les artistes ? “Mauvaise question” nous dit Louis de Diesbach, éthicien de la technique.Le Comité de rédaction de la Newsletter vous souhaite une bonne lecture."La Pierre et l’Esprit - Vie et Trésors de l’abbaye de la Cambre"Publié par Les Grandes Heures de la Cambre - Éditions Artha - parution prévue en octobre 2026.À travers plus de huit siècles d’histoire, La Pierre et l’Esprit nous emmène à la découverte de l’abbaye de la Cambre, lieu emblématique du patrimoine bruxellois. Cet ouvrage réunit des auteurs venus d’horizons très divers, historiens, archéologues, conservateurs et spécialistes reconnus, dont plusieurs personnalités de la noblesse belge, tous unis par leur passion pour l’abbaye et ses trésors.Publié à l’occasion du centenaire du retour du culte dans l’abbaye après sa suppression en 1796, ce très beau livre, richement illustré et nourri de nombreuses recherches inédites, met également en lumière les enjeux actuels liés à la préservation et à la transmission de ce patrimoine exceptionnel.L’ouvrage s’ouvre sur une préface de Herman Van Rompuy et se clôture par une conclusion de Mgr Luc Terlinden, archevêque de Malines-Bruxelles.À découvrir dès sa parution. Une souscription est déjà possible auprès des Grandes Heures de la Cambre afin de réserver un exemplaire de cette édition limitée, disponible en français et en néerlandais : fondsamis.abbayedelacambre@gmail.com. 

23/04/2026

Redonner la chance que j’ai eue

À douze ans, Violaine Muûls avait un rêve : devenir journaliste. Un rêve d’enfant, comme on en fait tant, sauf que, pour elle, la vie a peu à peu pris soin d’en tracer le chemin…En classe de rhéto, à l’Institut des Dames de Marie d’Uccle, nous avons eu la chance de suivre un cours d’actualité exceptionnel donné par Luc Beyer de Rycke, alors présentateur vedette à la RTBF. Il ne se contentait pas de nous parler du monde : il nous invitait à y entrer. Nous devions incarner les grands acteurs politiques du moment, défendre leurs positions, argumenter, comprendre les enjeux. Ce fut pour moi une révélation. Aujourd’hui encore, je me dis qu’un tel cours serait précieux pour aider les jeunes à distinguer le vrai du faux dans le flot d’informations qui déferle sur les réseaux sociaux.Pendant mes études universitaires, j’ai commencé à écrire pour plusieurs magazines bruxellois. Là aussi, la chance m’a accompagnée. Engagée comme journaliste à l’hebdomadaire Spécial, j’y ai appris mon métier avec passion. Cette expérience m’a donné, quelques années plus tard, l’élan et la confiance nécessaires pour créer L’Événement. J’en ai été la rédactrice en chef pendant trente ans, de 1982 à 2012. Trente années d’un métier exigeant, intense, parfois prenant, mais que j’ai profondément aimé. Et qui m’a permis de concilier cette passion avec l’essentiel : mon mari, Baudouin Klep, et nos deux filles, Maroussia et Amala. Aujourd’hui, elles ont à leur tour des enfants qui illuminent notre vie.Quand l’heure de la retraite est arrivée, je n’ai pas souhaité ralentir le rythme. J’ai simplement choisi de mettre mon énergie ailleurs. Vice-présidente de l’asbl Les Amis du Zoute, j’organise avec d’autres bénévoles plus de 70 activités par an pour nos 987 membres. Une manière différente, mais finalement assez proche, de continuer à rassembler, à partager, à faire vivre des projets.Mais là où mon engagement prend tout son sens, c’est dans le Coup de Pouce scolaire aux élèves allophones, proposé par l’asbl Ages & Transmissions. Pendant les heures de classe, j’accompagne bénévolement des enfants venus de tous les horizons, qui arrivent dans nos écoles sans connaître un seul mot de français. Faute de « classes passerelles » en nombre suffisant, la plupart de ces élèves sont directement intégrés dans la classe correspondant à leur âge… alors qu’ils ne comprennent rien de ce qui s’y dit. Imaginez-vous à 10 ans arriver en 4e Primaire où l’on ne parlerait et n’écrirait que le chinois ? Langue que vos parents ne connaîtraient pas et pour laquelle ils n’auraient ni le temps, ni les moyens de vous aider !Ainsi en est-il aujourd’hui à Bruxelles pour des milliers de jeunes allophones, confrontés dans l’enseignement fondamental et secondaire à cet immense défi. Pour eux, chaque journée d’école est une montagne à escalader. De quoi très vite s’essouffler et perdre courage. Leur offrir un moment rien qu’à eux, un temps d’attention et d’accompagnement, c’est leur donner une bouffée d’oxygène.Mon rêve, désormais, est simple… mais ambitieux.Que chaque Bruxellois francophone à la retraite tende la main à l’un de ces élèves primo-arrivants. Il suffit de 2 heures par semaine, pendant les périodes scolaires. Si vous disposez de ce temps, n’hésitez pas à me contacter : violaine.muuls@gmail.com Parce qu’une chance offerte au bon moment peut, parfois, changer toute une vie.Propos recueillis par Philippe de Potesta

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Événements

31/05/2026
Rallye des châteauxÉvénement public

Rallye des châteaux dans la province d'Anvers

Le dimanche 31 mai 2026, partez à la découverte de 14 parcs, châteaux et autres patrimoines remarquables qui ouvriront leurs portes dans la province d'Anvers.Une occasion unique de pénétrer dans des lieux habituellement fermés au public.Le catalogue qui présente les propriétés sera envoyé aux participants inscrits avant le 7 mai. Passé cette date, nous ne pouvons pas vous garantir que cela arrivera à temps. Vous pouvez le consulter en cliquant ici.Découvrez ci-dessous la liste des lieux à visiter et préparez votre parcours. + de détails dans l'invitation en cliquant iciInscription et paiement indispensables.

31/05/2026
Cercle FranklinRéservé aux membres

Castle Party

Envie de clôturer le Rallye des Châteaux par une soirée conviviale au Château de Heihuyzen à Oostmalle chez Monsieur & Madame Christophe Lenaerts ?Le Cercle Franklin vous y convie à partir de 18h. Musique, food truck à volonté ainsi qu’un verre d’accueil vous y attendront. Possibilité de nager en cas de météo radieuse (prévoir maillot et serviette de bain).

16/06/2026
Bruxelles
DéjeunersRéservé aux membres

Grand buffet estival

Grand buffet estival ➤ Bridge & Scrabble. Partagez un moment chaleureux avec Cécile Poswick et son équipe dans les salons de l’ANRB (12h). Prolongez l’après-midi autour d’une table de bridge ou de scrabble si vous le souhaitez. 

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Le grand hall

Le grand hall est au centre de toute l’action. Il est orné d’une belle cheminée Renaissance, de tapisseries d’Aubusson et de lustres Louis XV imitant ceux de la bibliothèque Mazarine. Un très bel escalier d’honneur permet de monter à l’étage. C’est dans ce lieu magique que les moments les plus marquants de l'association ont pris naissance, créant des moments inoubliables pour certains de nos membres.

Le salon des jeunes

Le salon des JNB est une salle polyvalente. Cet espace cosy et festif est mis à disposition pour vos fêtes ou vos moments « lounge ».

Les salles de réunion

En tant que membre, vous pouvez privatiser nos salles de réunion, et même l'ensemble du bâtiment pour des célébrations plus importantes. Caroline Siraut et son équipe vous aidera à transformer les moindres détails en une expérience vraiment inoubliable.

La salle à manger

Attenant au grand hall principal, la salle à manger est un bel espace de près de 70 m². Les lambris aux murs lui donnent un caractère unique. Une seconde porte très discrète permet l’accès au traiteur de pouvoir servir l’ensemble des invités sans gêner la circulation de vos convives.

Le salon chinois

Le salon Louis XV aux panneaux de style chinois est situé au rez-de-chaussée et donne sur la terrasse de la maison. Il est agrémenté d’un parquet incrusté d’acajou.

Le salon bibliothèque

Le salon bibliothèque, situé à gauche de l'entrée, est un espace intime et raffiné. La pièce est ornée de boiseries et d’étagères de livres, invitant à la détente ou à la conversation. Une seconde porte, discrète, permet de rejoindre le grand hall, renforçant la fluidité et la circulation au rez-de-chaussée.Le salon bibliothèque se prête parfaitement à des dîners en petit comité, où l'on peut partager un moment convivial dans une ambiance feutrée et accueillante.

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