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Rendre l’IA claire, concrète et directement utile avec l’aide de Louis de Viron
Louis de Viron accompagne différents publics dans la compréhension et l’usage des outils d’intelligence artificielle, avec une approche simple : démystifier, clarifier et rendre applicable.Louis de Viron est spécialiste en intelligence artificielle et en traitement automatique du langage. Formé en linguistique à l’UCLouvain, il a d’abord travaillé dans des start-up tech spécialisées en traitement de données, avant de devenir consultant indépendant en IA. Il est aujourd’hui directeur pédagogique chez BeCode, un centre de formation à impact social. Il y conçoit des programmes de formation destinés aux métiers du numérique et à l’intelligence artificielle.Son profil relie naturellement technologie, pédagogie et communication : l’objectif n’est pas de “faire compliqué”, mais de permettre à chacun de comprendre les principes de base, d’identifier les bons usages… et d’éviter les pièges.Dans cette logique, l’ANRB propose à ses membres et à ses employés une initiative dédiée à l’IA, articulée autour d’une conférence et d’une session de formation.Pourquoi se former à l’IA ?L’IA est partout aujourd’hui, et surtout on en parle partout. S’y former permet de comprendre et de démystifier ces outils du quotidien. On garde ainsi le contrôle sur leur usage. On apprend à mieux repérer les arnaques et à protéger ses données. Cela renforce aussi l’autonomie numérique. Enfin, c’est une façon de rester à jour par rapport à ceux qui l’utilisent déjà, et de rester acteur et confiant dans une société qui évolue vite.Formations le 11 mai ou 26 mai 2026 (avec BeCode) :11 mai - 14h-18h : Formation à l’IA pour les membres (niveau débutant) par Louis : informations et inscription via : www.bit.ly/formationIA110526 mai - 14h-18h : Formation à l’IA pour les membres (niveau débutant) par Louis : informations et inscription via : www.bit.ly/formationIA2605Programme de la formation : Comprendre, tester et apprivoiser l’intelligence artificielle en une demi-journée : Cette formation (niveau débutant) a pour objectif de donner des repères clairs sur l’IA et de permettre aux participants de passer rapidement de la compréhension à la pratique.Conférence le 21 avril à 14h30 :Intervention de Louis de Viron après le lunch mensuel (environ 45 minutes). Gratuite, mais inscription obligatoire via : www.bit.ly/conference2104Programme de la conférence : L’objectif est de donner des repères clairs pour utiliser l’IA avec confiance : mieux comprendre ses possibilités, reconnaître ses limites et garder un regard critique. La conférence met aussi en lumière les bénéfices pratiques (gain de temps, aide au quotidien, nouvelles façons d’apprendre) afin de rester autonome et à l’aise face aux évolutions technologiques. Un moment accessible pour comprendre, expérimenter et se sentir acteur dans un monde numérique en mouvement.
Actualités
Rendre l’IA claire, concrète et directement utile avec l’aide de Louis de Viron
Louis de Viron accompagne différents publics dans la compréhension et l’usage des outils d’intelligence artificielle, avec une approche simple : démystifier, clarifier et rendre applicable.Louis de Viron est spécialiste en intelligence artificielle et en traitement automatique du langage. Formé en linguistique à l’UCLouvain, il a d’abord travaillé dans des start-up tech spécialisées en traitement de données, avant de devenir consultant indépendant en IA. Il est aujourd’hui directeur pédagogique chez BeCode, un centre de formation à impact social. Il y conçoit des programmes de formation destinés aux métiers du numérique et à l’intelligence artificielle.Son profil relie naturellement technologie, pédagogie et communication : l’objectif n’est pas de “faire compliqué”, mais de permettre à chacun de comprendre les principes de base, d’identifier les bons usages… et d’éviter les pièges.Dans cette logique, l’ANRB propose à ses membres et à ses employés une initiative dédiée à l’IA, articulée autour d’une conférence et d’une session de formation.Pourquoi se former à l’IA ?L’IA est partout aujourd’hui, et surtout on en parle partout. S’y former permet de comprendre et de démystifier ces outils du quotidien. On garde ainsi le contrôle sur leur usage. On apprend à mieux repérer les arnaques et à protéger ses données. Cela renforce aussi l’autonomie numérique. Enfin, c’est une façon de rester à jour par rapport à ceux qui l’utilisent déjà, et de rester acteur et confiant dans une société qui évolue vite.Formations le 11 mai ou 26 mai 2026 (avec BeCode) :11 mai - 14h-18h : Formation à l’IA pour les membres (niveau débutant) par Louis : informations et inscription via : www.bit.ly/formationIA110526 mai - 14h-18h : Formation à l’IA pour les membres (niveau débutant) par Louis : informations et inscription via : www.bit.ly/formationIA2605Programme de la formation : Comprendre, tester et apprivoiser l’intelligence artificielle en une demi-journée : Cette formation (niveau débutant) a pour objectif de donner des repères clairs sur l’IA et de permettre aux participants de passer rapidement de la compréhension à la pratique.Conférence le 21 avril à 14h30 :Intervention de Louis de Viron après le lunch mensuel (environ 45 minutes). Gratuite, mais inscription obligatoire via : www.bit.ly/conference2104Programme de la conférence : L’objectif est de donner des repères clairs pour utiliser l’IA avec confiance : mieux comprendre ses possibilités, reconnaître ses limites et garder un regard critique. La conférence met aussi en lumière les bénéfices pratiques (gain de temps, aide au quotidien, nouvelles façons d’apprendre) afin de rester autonome et à l’aise face aux évolutions technologiques. Un moment accessible pour comprendre, expérimenter et se sentir acteur dans un monde numérique en mouvement.
Dites-le avec des fleurs...
Depuis la nuit des temps, grand est le pouvoir des fleurs ! Immense est également l’art de ceux qui veillent à leur éclosion. Convaincus et convaincants, le comte Jehan de Lannoy et Diego de Wautier sont à l’initiative du projet floral « Emile en fête » : ils nous éclairent.Q. En quoi consiste le projet « Emile en fête » ?« Emile en fête » propose de rehausser tous types de réceptions par des compositions florales, non seulement belles, mais aussi saines, locales et sans pesticides. Une tentative de sublimer les merveilles que nous offre la nature à chaque saison.Q. Quelle est l’origine du projet « Emile en fête » ?C’est la rencontre entre, d’une part, Diego de Wautier qui, à 50 ans, a mis de côté son métier de consultant en marketing numérique pour devenir fleuriste et, d’autre part, Jehan de Lannoy, associé au sein de la coopérative « Les Enfants d’Emile » qui cultive des fleurs éco-responsables dans le Hainaut.Q. « Emile », pourquoi ce nom ?Emile Hansart, décédé en 2019, laisse une empreinte indélébile en Wallonie picarde. « Citoyen du monde », il participait à tous les combats pour défendre la biodiversité et la dignité humaine. Sa priorité politique n°1 était d’éradiquer la faim dans le monde. Il est la source d’inspiration de la ferme florale coopérative « Les Enfants d’Emile » fondée en 2023.Q. Pourquoi des fleurs éco-responsables ?Le marché mondial des fleurs coupées est dominé par des multinationales néerlandaises qui cultivent massivement des fleurs dans des pays à bas salaires et les importent par avion sans droits de douane. Ce modèle économique inonde le marché européen avec des fleurs à très bas prix, ce qui a provoqué l’effondrement de la production traditionnelle locale.Heureusement, depuis quelques années, les initiatives se multiplient pour dire « stop » à ce modèle économique destructeur.Q. Le bal de l’Association de la Noblesse au mois de mars bénéficiera-t-il de votre soutien ?Oui, les « Enfants d’Emile » offriront des fleurs pour le bal qui aura lieu le 21 mars 2026. La vitalité printanière de la nature se fera une joie de se joindre à la fête…Nous remercions la comtesse Emmanuel de Ribaucourt pour cette interview.
Le Burn-out : Prévenir, guérir et rebondir
Murielle de Potesta (Madame Stéphane Terlinden) est coach de carrière depuis vingt ans, formée à la prévention du burn-out, après avoir vécu elle-même cette épreuve. Depuis lors, Murielle aide d’autres personnes à repérer les signaux d’alarme avant que ce ne soit trop tard et à rebondir en apprenant de nouveaux réflexes pour retrouver une nouvelle qualité de vie et souvent un nouveau projet professionnel plus en phase avec elles-mêmes.Q : Dans l'esprit des gens, le burn-out est associé à un épuisement professionnel. Es-tu d'accord ? Ou est-ce une définition trop sommaire ? L’OMS définit le burnout comme un syndrome résultant d’un stress chronique au travail qui n'a pas été géré avec succès. Je trouve cette définition réductrice car elle ne comprend ni le burnout parental, ni celui des aidants proches, ni celui des étudiants que je rencontre souvent dans ma pratique.Q : Prévenir, c'est guérir. Quels sont les signes ou manifestations qui doivent nous alerter ? Et comment réagir ?Les premiers signaux sont physiques : fatigue chronique, insomnies, maux de tête, tensions musculaires (dos/nuque), troubles digestifs... Nous avons tous connu à un moment ces signaux de notre corps qui nous rappellent de ralentir, de s’arrêter. Or nous les ignorons souvent.Quand ces signaux ne sont pas écoutés, viennent s’ajouter les signaux émotionnels et comportementaux, qu’on repère mieux chez les autres et qui devraient nous faire réagir : sautes d’humeur, irritabilité, cynisme, détachement, repli, sentiment d’inefficacité, comportements addictifs accrus. Viennent enfin en plus les signaux cognitifs : difficulté de concentration, oublis, erreurs cognitives…Réagissez avec bienveillance, signalez les changements que vous avez repérés chez l’autre, recommandez d’aller chercher de l’aide chez un professionnel : médecin, psy et/ou coach.Q : Plus fondamentalement, y a-t-il des traits psychologiques, des comportements spécifiques, bref des personnes qui sont plus à risque que d'autres ?Les personnalités à risque conjuguent souvent sens du devoir, perfectionnisme, volonté de faire plaisir, manque d’assertivité pour mettre leurs limites... La difficulté à gérer son anxiété, le manque de confiance en soi, des problèmes de santé empêchant de récupérer sont aussi souvent présentsQ : Dans ta pratique, comment accompagnes-tu les personnes en burn-out ? Si tu as un conseil à donner, lequel ?La première chose que je fais est de leur montrer la liste des symptômes associés au burnout et de leur faire prendre conscience qu’ils cochent la plupart… Après la prise de conscience, je leur explique ce qu’est le burn-out : « trop de contraintes/stress, trop longtemps, avec pas assez de ressources pour y faire face. »Comme les personnes en burnout nient souvent leur état et veulent continuer à tout prix à « se battre car ils n’ont pas le choix », je leur explique que plus ils continuent à s’épuiser, plus la chute va être dure et la récupération longue et coûteuse ». Je les invite à ralentir et à « recharger leurs batteries », ce qu’ils ont négligé depuis longtemps. C’est-à-dire, faire des choses qui leur font du bien : repos, sommeil de qualité, exercice physique, relations de qualité, hobbies etc.Q : Rebondir passe souvent par une reconversion, un changement radical dans ses activités. Est-ce une nécessité ?Non, pas toujours. Il faut avant tout comprendre ce que la personne a ressenti comme des « contraintes » : charge de travail, micro-management, inadéquation des valeurs, objectifs pas définis ou pas réalistes, manque de ressources etc. Si l’environnement de travail est ouvert à entendre les demandes du travailleur, des aménagements peuvent être mis en place pour lui permettre de revenir dans son entreprise, au même poste ou à un autre.La nouvelle loi (janvier 26) sur le « Retour au Travail » devrait faciliter cette démarche. Si par contre la personne a pris conscience qu’elle ne peut plus s’imaginer dans cette entreprise, ni dans ce métier, alors un bilan de réorientation sera essentiel pour l’aider à valoriser son expérience et ses qualités dans un environnement plus porteur pour elle.Merci infiniment, Murielle, pour ta contribution, car il est essentiel de reconnaître que le burn-out est un enjeu majeur dans notre société.Propos recueillis par Henry d’Anethan.
Boxe anglaise et blouse blanche : une battante sur tous les fronts
Aurore d’Udekem d’Acoz à 23 ans se donne sans compter entre ses études en soins infirmiers, la pratique de la boxe anglaise et son implication en tant que bénévole principalement pour deux associations bien utiles : Vacances pour Tous et Sawa.Philippe de Potesta : Qu’est-ce qui vous a guidée dans votre choix du métier d’infirmière ?Aurore d’Udekem d’Acoz : Donner du sens dans ce que je vis et dans ce que j’entreprends a toujours revêtu beaucoup d’importance pour moi. Je me suis longuement demandé ce qui me plaisait tant dans ce métier d’infirmière jusqu’au jour où je suis tombée sur cette citation de Mère Teresa reflétant exactement le fond de ma pensée : « La meilleure façon d’être transformé par l’amour, c’est de donner cet amour dont nous avons tant besoin ». Qui de nous n’a jamais ressenti de joie après avoir rendu un service ou aidé quelqu’un ? J’aime me dire qu’à mon échelle et même si ce n’est pas très significatif, j’aurai contribué à rendre notre monde meilleur et un peu plus heureux.Au-delà de cette dimension de service qui m’importe beaucoup, il faut savoir que je suis très reconnaissante envers chacun de mes patients. Ils m’enrichissent par leurs parcours de vie tous plus variés les uns que les autres, leur résilience et leur courage. Il n’y a pas un jour où je ne suis sortie de l’hôpital avec un précieux enseignement. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours considéré que toute personne, même la plus démunie, a quelque chose à m’apprendre. Je ne compte plus le nombre de fois où cela m’a été démontré.Philippe de Potesta : Qu’est-ce que vous apporte la pratique de la boxe anglaise dans votre quotidien ?Aurore d’Udekem d’Acoz : Plus qu’un simple sport de contact, la boxe anglaise a été une révélation pour moi qui apprécie beaucoup le challenge. Face à un adversaire devant lequel il faut parvenir à s’en sortir, la boxe m’a appris à rester maître de mes émotions en situation de stress tant sur le ring que dans mon quotidien. Mon coach Noa Goovaerts du Fight Off nous a toujours poussé à nous dépasser tout en persévérant dans l’épreuve. Il a su transmettre avec passion ces belles valeurs issues du noble art : l’humilité, la constance, le respect de son adversaire et la discipline.On pourrait penser que la boxe consiste simplement en un échange de coups. En réalité, il s’agit d’un véritable jeu d’échecs où l’observation et la stratégie priment pour faire basculer le combat en notre faveur. Cela passe par la maîtrise de l’espace afin d’amener l’adversaire là où on le souhaite sur le ring, par la lecture du jeu de l’autre pour anticiper ses déplacements et ses attaques, mais aussi par la mise en place de feintes et de pièges tactiques destinés à provoquer l’erreur chez l’autre et à prendre l’avantage.Philippe de Potesta : Qu’est-ce qui vous a touchée ou convaincue de choisir de faire du volontariat pour les associations Sawa et Vacances pour Tous ?Aurore d’Udekem d’Acoz : J’ai été très touchée par ces volontaires si courageux qui œuvrent dans l’ombre au profit des plus démunis. Ils mériteraient tellement d’être mis en lumière ! En débutant à Sawa, j’ai sans doute reçu l’une des plus belles leçons de ma vie : ne pas s’attendre à recevoir une quelconque reconnaissance de la part des gens à qui l’on vient en aide. Cela m’a permis de retrouver le sens profond de ce que je fais : la gratuité et la volonté de faire du bien.J’ai également été très touchée par le projet de ces deux associations. D’une part Sawa, fondée par le frère Patrick Gillard, vise à lutter contre la traite des êtres humains et vient en aide aux femmes prostituées notamment en allant à leur rencontre sur leur lieu de travail ou en leur fournissant un hébergement provisoire. J’ai rencontré le frère Patrick en 2014. Il était venu témoigner dans mon école secondaire, Saint-Boniface, de son travail d’aumônier de prison. Quelques années plus tard, j’ai été surprise de le revoir à Louvain-la-Neuve où il nous parlait cette fois du secteur de la prostitution. Très vite, nous avons été amenés à collaborer dans de nombreux projets. Ce désir de servir que je portais dans le cœur s’est alors transformé en opportunité.D’autre part, Vacances pour Tous, présidée par Benoît d’Hollander, accompagne en week-end et en vacances des enfants placés en institutions par le juge ou issus de famille en grande précarité.Cela faisait plusieurs années que j’entendais parler de VPT. Cette organisation me semblait très sympa. La rencontre de ces jeunes vivant des situations parfois très dures m’a donné envie de rejoindre le projet. Malgré leurs blessures et leurs difficultés émotionnelles, ils ont avant tout un immense besoin d’amour, et il est magnifique de voir que nous parvenons à créer ensemble des moments de joie et de lumière.Un tout grand merci à Aurore d’Udekem d’Acoz de nous avoir partagé son parcours si riche entre générosité et boxe, qui est une véritable source d’inspiration !Philippe de Potesta
Charles d’Orjo, au service du rayonnement de l’Abbaye de Maredsous
Charles d’Orjo de Marchovelette est le directeur général de l’ASBL Abbaye de Maredsous et le premier CEO laïc de son histoire. Ancien cadre dirigeant chez Unilever, il a passé douze ans à l’international avant de revenir en Belgique pour prendre en main l’une des institutions spirituelles, patrimoniales et touristiques les plus emblématiques du pays. Entre respect des valeurs bénédictines et impératifs économiques, il orchestre aujourd’hui une transformation en profondeur.Philippe de Potesta : Pourquoi après une carrière internationale, avez-vous choisi de gérer l’abbaye où vous avez été élève ?Charles d’Orjo :Après douze années passées chez Unilever, entre la Suisse, la Suède et les Pays-Bas, j’ai souhaité rentrer en Belgique pour des raisons personnelles, mais aussi pour donner davantage de sens à mon parcours professionnel. Je cherchais un nouveau job dans une organisation à taille humaine, centrée sur la Belgique et porteuse de valeurs et d’impact.L’Abbaye de Maredsous s’est imposée assez naturellement. C’est avant tout un lieu spirituel majeur, porté par une communauté d’une vingtaine de moines bénédictins, avec une histoire, une âme et une mission qui lui donnent une richesse tout à fait particulière. J’y ai été élève et j’ai toujours gardé un attachement très fort à ce lieu, à son esprit et à ce qu’il représente.Mais au-delà de cette dimension personnelle et spirituelle, l’Abbaye de Maredsous est aussi une marque extrêmement forte en Belgique, connue à travers ses fromages, ses bières et ses spiritueux. C’est également un site qui accueille plus de 650.000 visiteurs par an et qui emploie jusqu’à 200 personnes en haute saison. Avec nos fournisseurs et partenaires, nous générons aussi beaucoup d’emplois indirects dans la région.On est donc à la croisée de l’économie locale, du patrimoine et du spirituel, et cette combinaison est assez unique. C’est une position où l’on peut réellement avoir un impact économique, social, culturel et patrimonial, tout en restant fidèle aux valeurs et à l’âme du lieu.Philippe de Potesta : En quoi votre expérience passée en entreprise vous aide-t-elle au quotidien dans la gestion de l’abbaye ?Charles d’Orjo :Mon parcours m’aide surtout sur le plan de la gestion. Chez Unilever, j’ai travaillé dans différents métiers – le marketing, les ventes, puis la supply chain – avant de devenir directeur général pour la division Home Care dans les pays Nordiques. C’est là que j’ai vraiment appris ce que signifie piloter une organisation dans son ensemble : définir une vision, construire une feuille de route, fixer des priorités, piloter la gestion financière, fédérer les équipes et s’entourer des bonnes compétences.À Maredsous, même si le cadre est très particulier et différent, on retrouve en réalité tous les défis d’une PME traditionnelle : gouvernance, ressources humaines, gestion budgétaire, coordination de nombreuses activités très différentes. Nous gérons un centre d’accueil, des restaurants, une microbrasserie, des visites guidées, une boulangerie, une hôtellerie, une fromagerie, une distillerie, un atelier de céramique, un collège… C’est un ensemble assez complexe à orchestrer. Mon expérience me permet d’apporter une structure, de professionnaliser certains processus et de moderniser la gouvernance, tout en veillant à respecter profondément l’identité et les valeurs bénédictines du lieu.Philippe de Potesta : Quels sont actuellement les défis à relever pour l’abbaye et son site ?Charles d’Orjo :Le premier grand défi est évidemment la préservation du patrimoine. Le site est immense, magnifique, mais aussi extrêmement coûteux à entretenir. Nous parlons de plus de 1,6 million d’euros de frais d’entretien par an, auxquels s’ajoutent environ 300.000 euros de coûts énergétiques. C’est une charge structurelle très lourde.Le deuxième défi est l’équilibre économique. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’abbaye de Maredsous n’est pas riche. Nos activités nous permettent tout juste d’atteindre l’équilibre. Or, notre mission n’est pas de faire du profit, mais de faire rayonner le projet spirituel et culturel de Maredsous, d’accueillir le public, de soutenir la vie monastique et de préserver le patrimoine. Pour y parvenir durablement, nous devons renforcer notre efficacité opérationnelle et réfléchir à de nouveaux axes de développement.Il y a enfin un défi humain et organisationnel : faire travailler ensemble des moines et des laïcs, moderniser la gouvernance, gérer une forte saisonnalité et maintenir un très haut niveau d’accueil. Tout cela doit se faire sans jamais perdre de vue nos valeurs fondamentales, comme l’accueil et le tourisme social et familial.Philippe de Potesta : La remarquable basilique de Maredsous a fait l’objet de différents articles de presse ces derniers temps. Pouvez-vous m’en expliquer les raisons ?Charles d’Orjo :La basilique Saint-Benoît n’avait jamais eu de rénovation majeure depuis sa construction à la fin du XIXe siècle. Le nouveau Père Abbé a donc lancé un projet majeur baptisé « Basilique 2030 », qui prévoit une restauration en profondeur des toitures, des façades et des fenêtres. Le budget dépasse les 2,5 millions d’euros.La difficulté est que la basilique n’est pas classée, ce qui signifie qu’il n’y a, en principe, pas ou peu de subsides publics. Nous avons donc dû innover pour financer ce chantier. Nous avons noué un partenariat avec la Fondation Roi Baudouin pour organiser une levée de fonds, et nous avons aussi lancé une nouvelle bière, la Maredsous « Basilique », en collaboration avec Duvel Moortgat. L’intégralité des bénéfices de cette gamme est reversée au projet de rénovation. D’autres initiatives culturelles et événementielles complètent cet effort.Ce projet est fondamental. Il ne s’agit pas seulement de restaurer un bâtiment, mais de préserver le cœur de l’abbaye et un symbole majeur du patrimoine spirituel, culturel et architectural de la Belgique pour les générations futures.En souhaitant bonne chance à Charles d’Orjo de Marchovelette pour la suite de sa mission, je le remercie chaleureusement pour sa disponibilité et cet échange passionnant.Philippe de Potesta
Événements
Midis Culturels : « La Musique Baroque » de Monsieur Jean-Marc Onkelinx, Musicologue
Conférence « La Musique Baroque » de Monsieur Jean-Marc Onkelinx, Musicologue.
DAVID VAN YPERSELE : “ Retrouver l'autorité sans perdre le lien: La force tranquille de la Résistance Non Violente”
David van Ypersele est psychologue, thérapeute familial systémicien et superviseur d’équipes en santé mentale. Après avoir travaillé treize ans en pédopsychiatrie aux Cliniques Saint-Luc, où il a co-dirigé le centre de référence autisme, il exerce depuis vingt-sept ans dans un hôpital pédopsychiatrique. Il y accompagne des enfants présentant de graves troubles du comportement. Parallèlement, il reçoit des familles en pratique indépendante. Depuis quelques années, il s’est particulièrement investi dans le modèle de la nouvelle autorité et de la résistance non violente, qu’il utilise auprès des familles. La Résistance Non Violente (Non Violent Resistance) est une approche thérapeutique développée par le Prof. Haim Omer et son équipe de l’Université de Tel Aviv. Destinée aux parents et aux professionnels confrontés à des problèmes de comportements sévères chez l’enfant et l’adolescents, cette approche a démontré son efficacité à travers de multiples études. Depuis de nombreuses années, la RNV est utilisée dans des contextes tels que la thérapie familiale, l’aide à la jeunesse, l’enseignement, développant ainsi une nouvelle façon de faire autorité. Elle propose des solutions originales non seulement pour les troubles externalisés du comportement tels que l’opposition et les conduites anti- sociales, mais également pour les troubles internalisés comme le trouble anxieux. Les principes de la Résistance Non-Violente se diffusent de plus en plus partout dans le monde et sont déjà implémentés dans de nombreux pays d’Europe.Conférence donnée par David van Ypersele.
Impro du lundi @ ANRB
Envie de lâcher prise, de rire et de stimuler votre créativité ? Rejoignez notre tout nouveau cycle de séances d’improvisation, un moment à la fois ludique, dynamique et convivial, pensé pour se faire plaisir et oser autrement. Paiement : 30 € pour les 3 séancesDate et Lieu : Les lundis de 14h à 16h à l’ANRB - Avenue Franklin Roosevelt 251, 1050 BruxellesGroupe limité à 16 participants.

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Privatiser la maison
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Le grand hall
Le grand hall est au centre de toute l’action. Il est orné d’une belle cheminée Renaissance, de tapisseries d’Aubusson et de lustres Louis XV imitant ceux de la bibliothèque Mazarine. Un très bel escalier d’honneur permet de monter à l’étage. C’est dans ce lieu magique que les moments les plus marquants de l'association ont pris naissance, créant des moments inoubliables pour certains de nos membres.
Le salon des jeunes
Le salon des JNB est une salle polyvalente. Cet espace cosy et festif est mis à disposition pour vos fêtes ou vos moments « lounge ».
Les salles de réunion
En tant que membre, vous pouvez privatiser nos salles de réunion, et même l'ensemble du bâtiment pour des célébrations plus importantes. Caroline Siraut et son équipe vous aidera à transformer les moindres détails en une expérience vraiment inoubliable.
La salle à manger
Attenant au grand hall principal, la salle à manger est un bel espace de près de 70 m². Les lambris aux murs lui donnent un caractère unique. Une seconde porte très discrète permet l’accès au traiteur de pouvoir servir l’ensemble des invités sans gêner la circulation de vos convives.
Le salon chinois
Le salon Louis XV aux panneaux de style chinois est situé au rez-de-chaussée et donne sur la terrasse de la maison. Il est agrémenté d’un parquet incrusté d’acajou.
Le salon bibliothèque
Le salon bibliothèque, situé à gauche de l'entrée, est un espace intime et raffiné. La pièce est ornée de boiseries et d’étagères de livres, invitant à la détente ou à la conversation. Une seconde porte, discrète, permet de rejoindre le grand hall, renforçant la fluidité et la circulation au rez-de-chaussée.Le salon bibliothèque se prête parfaitement à des dîners en petit comité, où l'on peut partager un moment convivial dans une ambiance feutrée et accueillante.
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