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KidsUnplugged Belgium : pour des enfants moins connectés
Virginie de Troostembergh est diplômée en sciences économiques, titulaire d'un master en affaires internationales et de l'agrégation de l'enseignement secondaire. Après un parcours en consultance et en gestion de projet, elle a également enseigné dans le secondaire, où elle a été directement confrontée aux évolutions de l'attention et des usages numériques chez les jeunes.Mère de quatre enfants, elle s'est progressivement intéressée à l'arrivée de plus en plus précoce des smartphones et des réseaux sociaux dans l'enfance. Elle suit aujourd'hui une formation en médiation familiale, sociale, civile et commerciale, et coordonne bénévolement le développement francophone de KidsUnplugged Belgium.1. Comment est né KidsUnplugged ?KidsUnplugged est né d'un constat simple : de nombreux parents étaient préoccupés par la place prise par les smartphones et les réseaux sociaux dans la vie des enfants, tout en ayant le sentiment qu'il était extrêmement difficile d'agir seuls.Entre 10 et 12 ans, la pression sociale augmente progressivement. Même des parents qui auraient préféré attendre finissent souvent par céder, simplement parce qu'ils ne veulent pas que leur enfant soit le seul à ne pas avoir de smartphone.L'idée de KidsUnplugged est donc de changer la norme collectivement, plutôt que de demander à chaque famille d'y résister seule.Nous encourageons les parents à retarder l'arrivée du smartphone personnel jusqu'à la fin de la deuxième secondaire au moins, et celle des réseaux sociaux jusqu'à 16 ans au moins. Le Pacte Smartphone permet de rendre ce choix visible et de mettre les familles en lien.Il ne s'agit pas d'être opposé à la technologie, bien au contraire. Nous pensons simplement qu'avant de disposer en permanence d'un outil aussi puissant, les enfants doivent pouvoir développer des compétences essentielles : jouer, bouger, lire, s'ennuyer, se concentrer, créer, construire des relations et gagner progressivement en autonomie.Nous souhaitons également remettre en question l'idée selon laquelle donner tôt un smartphone préparerait mieux les enfants au monde numérique. Utiliser le numérique et acquérir de véritables compétences numériques sont deux choses différentes : savoir faire défiler des vidéos ou utiliser quelques applications ne signifie pas savoir rechercher une information, exercer son esprit critique, comprendre la technologie, ou encore créer et utiliser l'intelligence artificielle avec discernement.C'est précisément parce que le monde de demain sera très technologique que nous pensons qu'il faut d'abord donner aux enfants de solides fondations.Les derniers résultats PISA, publiés par l'OCDE en septembre 2026, renforcent cette réflexion : les performances des élèves de 15 ans ont atteint des niveaux historiquement bas en lecture et en mathématiques. L'OCDE ne désigne pas le smartphone comme cause unique, mais souligne les liens entre certains usages numériques, la distraction, le recul de la lecture pour le plaisir et de moins bonnes performances scolaires.Le smartphone n'est d'ailleurs plus seulement un outil : lorsqu'il arrive très tôt, il devient presque un environnement dans lequel se déroule une partie de l'enfance. La question n'est donc pas seulement de savoir ce que les enfants y font, mais aussi à quel âge nous souhaitons les y faire entrer.Depuis 2024, des mouvements similaires à KidsUnplugged apparaissent dans de nombreux pays, portés partout par la même intuition : si tant de familles souhaitent attendre, pourquoi devraient-elles le faire chacune de leur côté ?2. Que faites-vous ?Notre travail repose aujourd'hui sur trois axes.Informer, d'abord, à travers des conférences, des soirées dans les écoles, des webinaires, des contenus et des collaborations avec des médecins, chercheurs et spécialistes.Mobiliser, ensuite, grâce au Pacte Smartphone et au travail mené avec les écoles, les associations de parents et les communautés locales, afin de permettre aux familles de se trouver et d'agir ensemble.Plaider, enfin, auprès des responsables politiques et des institutions, en Belgique et au niveau européen, pour que la protection des enfants ne repose pas uniquement sur les parents.Nous voyons d'ailleurs le regard de la société évoluer rapidement. Les restrictions sur les smartphones à l'école se généralisent, et le débat ne porte plus seulement sur la manière d'apprendre aux enfants à bien utiliser ces outils, mais sur une question plus fondamentale : à quel âge sont-ils réellement prêts à y avoir accès seuls et en permanence ?La régulation prendra du temps. C'est pourquoi nous voulons agir simultanément sur le terrain et auprès des décideurs. Les parents peuvent déjà se parler, les écoles peuvent déjà ouvrir le débat, et lorsque suffisamment de familles choisissent d'attendre ensemble, la pression sociale diminue immédiatement.3. Voyez-vous déjà des résultats et des encouragements à la suite de vos actions ?Aujourd'hui, des milliers de parents ont rejoint la démarche, et des centaines d'écoles et de médecins sont déjà liés au mouvement. Mais au-delà des chiffres, ce qui nous encourage le plus, ce sont les témoignages des familles. Une phrase revient souvent : « Merci, je pensais être le seul à vouloir attendre. »Au-delà des chiffres bruts, l'évolution qualitative est peut-être encore plus importante pour les perspectives à long terme de l'organisation. La question de l'exposition précoce au smartphone et aux réseaux sociaux est désormais fermement inscrite à l'agenda public en Belgique, et KidsUnplugged est devenu l'une des voix de référence dans les médias sur ce sujet pour les parents. L'organisation est aujourd'hui régulièrement invitée dans des espaces auxquels elle devait encore se battre pour accéder quelques mois plus tôt : groupes d'experts européens, commissions parlementaires et échanges stratégiques avec les cabinets des ministres chargés de l'éducation et de la santé.4. Que peut-on vous souhaiter pour les prochains mois ?Nous voulons poursuivre le développement de KidsUnplugged en Belgique francophone, multiplier les rencontres dans les écoles, renforcer les communautés locales et poursuivre notre travail de plaidoyer.Nous préparons également la traduction française du livre Waarom een smartphone kan wachten, qui permettra d’aller plus loin dans la compréhension des effets des smartphones et des réseaux sociaux, tout en proposant des solutions concrètes aux familles. Sa sortie est prévue le 21 janvier 2027.Mais surtout, nous voulons continuer à porter un message positif. Retarder le smartphone, ce n’est pas seulement priver un enfant de quelque chose : c’est aussi lui préserver du temps pour lire, jouer, s’ennuyer, créer, construire ses relations et développer son autonomie.Notre objectif, c’est que, lorsqu’un parent dira : « Chez nous, nous préférons encore attendre avant de donner un smartphone », il n’ait plus besoin de se justifier.Pour ceux chez qui ce message résonne : parlez de KidsUnplugged autour de vous et, si vous avez des enfants, signez le Pacte Smartphone.Signez le pacte ! Nous remercions Philippe de Potesta pour cette interview

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KidsUnplugged Belgium : pour des enfants moins connectés
Virginie de Troostembergh est diplômée en sciences économiques, titulaire d'un master en affaires internationales et de l'agrégation de l'enseignement secondaire. Après un parcours en consultance et en gestion de projet, elle a également enseigné dans le secondaire, où elle a été directement confrontée aux évolutions de l'attention et des usages numériques chez les jeunes.Mère de quatre enfants, elle s'est progressivement intéressée à l'arrivée de plus en plus précoce des smartphones et des réseaux sociaux dans l'enfance. Elle suit aujourd'hui une formation en médiation familiale, sociale, civile et commerciale, et coordonne bénévolement le développement francophone de KidsUnplugged Belgium.1. Comment est né KidsUnplugged ?KidsUnplugged est né d'un constat simple : de nombreux parents étaient préoccupés par la place prise par les smartphones et les réseaux sociaux dans la vie des enfants, tout en ayant le sentiment qu'il était extrêmement difficile d'agir seuls.Entre 10 et 12 ans, la pression sociale augmente progressivement. Même des parents qui auraient préféré attendre finissent souvent par céder, simplement parce qu'ils ne veulent pas que leur enfant soit le seul à ne pas avoir de smartphone.L'idée de KidsUnplugged est donc de changer la norme collectivement, plutôt que de demander à chaque famille d'y résister seule.Nous encourageons les parents à retarder l'arrivée du smartphone personnel jusqu'à la fin de la deuxième secondaire au moins, et celle des réseaux sociaux jusqu'à 16 ans au moins. Le Pacte Smartphone permet de rendre ce choix visible et de mettre les familles en lien.Il ne s'agit pas d'être opposé à la technologie, bien au contraire. Nous pensons simplement qu'avant de disposer en permanence d'un outil aussi puissant, les enfants doivent pouvoir développer des compétences essentielles : jouer, bouger, lire, s'ennuyer, se concentrer, créer, construire des relations et gagner progressivement en autonomie.Nous souhaitons également remettre en question l'idée selon laquelle donner tôt un smartphone préparerait mieux les enfants au monde numérique. Utiliser le numérique et acquérir de véritables compétences numériques sont deux choses différentes : savoir faire défiler des vidéos ou utiliser quelques applications ne signifie pas savoir rechercher une information, exercer son esprit critique, comprendre la technologie, ou encore créer et utiliser l'intelligence artificielle avec discernement.C'est précisément parce que le monde de demain sera très technologique que nous pensons qu'il faut d'abord donner aux enfants de solides fondations.Les derniers résultats PISA, publiés par l'OCDE en septembre 2026, renforcent cette réflexion : les performances des élèves de 15 ans ont atteint des niveaux historiquement bas en lecture et en mathématiques. L'OCDE ne désigne pas le smartphone comme cause unique, mais souligne les liens entre certains usages numériques, la distraction, le recul de la lecture pour le plaisir et de moins bonnes performances scolaires.Le smartphone n'est d'ailleurs plus seulement un outil : lorsqu'il arrive très tôt, il devient presque un environnement dans lequel se déroule une partie de l'enfance. La question n'est donc pas seulement de savoir ce que les enfants y font, mais aussi à quel âge nous souhaitons les y faire entrer.Depuis 2024, des mouvements similaires à KidsUnplugged apparaissent dans de nombreux pays, portés partout par la même intuition : si tant de familles souhaitent attendre, pourquoi devraient-elles le faire chacune de leur côté ?2. Que faites-vous ?Notre travail repose aujourd'hui sur trois axes.Informer, d'abord, à travers des conférences, des soirées dans les écoles, des webinaires, des contenus et des collaborations avec des médecins, chercheurs et spécialistes.Mobiliser, ensuite, grâce au Pacte Smartphone et au travail mené avec les écoles, les associations de parents et les communautés locales, afin de permettre aux familles de se trouver et d'agir ensemble.Plaider, enfin, auprès des responsables politiques et des institutions, en Belgique et au niveau européen, pour que la protection des enfants ne repose pas uniquement sur les parents.Nous voyons d'ailleurs le regard de la société évoluer rapidement. Les restrictions sur les smartphones à l'école se généralisent, et le débat ne porte plus seulement sur la manière d'apprendre aux enfants à bien utiliser ces outils, mais sur une question plus fondamentale : à quel âge sont-ils réellement prêts à y avoir accès seuls et en permanence ?La régulation prendra du temps. C'est pourquoi nous voulons agir simultanément sur le terrain et auprès des décideurs. Les parents peuvent déjà se parler, les écoles peuvent déjà ouvrir le débat, et lorsque suffisamment de familles choisissent d'attendre ensemble, la pression sociale diminue immédiatement.3. Voyez-vous déjà des résultats et des encouragements à la suite de vos actions ?Aujourd'hui, des milliers de parents ont rejoint la démarche, et des centaines d'écoles et de médecins sont déjà liés au mouvement. Mais au-delà des chiffres, ce qui nous encourage le plus, ce sont les témoignages des familles. Une phrase revient souvent : « Merci, je pensais être le seul à vouloir attendre. »Au-delà des chiffres bruts, l'évolution qualitative est peut-être encore plus importante pour les perspectives à long terme de l'organisation. La question de l'exposition précoce au smartphone et aux réseaux sociaux est désormais fermement inscrite à l'agenda public en Belgique, et KidsUnplugged est devenu l'une des voix de référence dans les médias sur ce sujet pour les parents. L'organisation est aujourd'hui régulièrement invitée dans des espaces auxquels elle devait encore se battre pour accéder quelques mois plus tôt : groupes d'experts européens, commissions parlementaires et échanges stratégiques avec les cabinets des ministres chargés de l'éducation et de la santé.4. Que peut-on vous souhaiter pour les prochains mois ?Nous voulons poursuivre le développement de KidsUnplugged en Belgique francophone, multiplier les rencontres dans les écoles, renforcer les communautés locales et poursuivre notre travail de plaidoyer.Nous préparons également la traduction française du livre Waarom een smartphone kan wachten, qui permettra d’aller plus loin dans la compréhension des effets des smartphones et des réseaux sociaux, tout en proposant des solutions concrètes aux familles. Sa sortie est prévue le 21 janvier 2027.Mais surtout, nous voulons continuer à porter un message positif. Retarder le smartphone, ce n’est pas seulement priver un enfant de quelque chose : c’est aussi lui préserver du temps pour lire, jouer, s’ennuyer, créer, construire ses relations et développer son autonomie.Notre objectif, c’est que, lorsqu’un parent dira : « Chez nous, nous préférons encore attendre avant de donner un smartphone », il n’ait plus besoin de se justifier.Pour ceux chez qui ce message résonne : parlez de KidsUnplugged autour de vous et, si vous avez des enfants, signez le Pacte Smartphone.Signez le pacte ! Nous remercions Philippe de Potesta pour cette interview

L’Institut de la Vierge Fidèle fête cette année les 100 ans de son installation à Bruxelles
À cette occasion, une grande réunion d’anciens élèves et de professeurs a eu lieu à l’Institut le 26 septembre dernier. Au programme : une messe à l’église Saint-Albert, suivie de retrouvailles à l’Institut, de discours et d’un apéritif dînatoire. Nous avons interrogé Anne Siraut, membre de l’équipe organisatrice de l’événement.Comment avez-vous vécu l’organisation d’un événement d’une telle ampleur ?Notre équipe se compose de six anciennes élèves : Marie-Charlotte Destrée, Stéphanie du Bois de Bounam de Ryckholt, Marina Lemercier, Tamara Liénart van Lidth de Jeude, Bénédicte Reychler et moi. Nous sommes de générations différentes, ce qui fait notre richesse. Nous avons commencé à nous réunir en mai 2025 et, très rapidement, la mayonnaise a pris entre nous. Tout naturellement, chaque membre de l’équipe a trouvé son rôle. J’ai été impressionnée par l’efficacité, la ponctualité, la patience, la créativité et la capacité de chacune à rebondir dans son domaine. C’était un réel plaisir de travailler avec une équipe sur laquelle on peut compter.Il y avait plus de 850 personnes présentes !Toutes les générations étaient représentées, depuis celles qui ont fait partie des premières élèves pendant la Seconde Guerre mondiale jusqu’aux rhétoriciens de ces dernières années, l’école étant devenue mixte entre-temps. En 100 ans, la VF a formé des milliers de jeunes, parmi lesquels certains occupent aujourd’hui une place importante dans notre pays ou à l’étranger. Nous avons eu l’honneur d’accueillir notre reine et la grande-duchesse de Luxembourg, à titre privé, sur les lieux de leur jeunesse, où elles ont pu retrouver leurs amies d’alors.La VF ne convenait peut-être pas à tous les élèves : certains l’ont adorée, d’autres y ont versé des larmes ou se sont rebellés, mais cela ne les a pas empêchés de revenir échanger leurs souvenirs. La VF est une grande famille : nous y avons rencontré des grands-mères accompagnées de leurs filles et de leurs petits-enfants. De nombreux professeurs ont également participé à l’événement.Qu’est-ce qui fait que la VF est une grande famille ?La VF n’est pas une très grande école. Comme il n’est pas possible d’agrandir la propriété, le nombre d’élèves plafonne à environ 1 200, dont 650 en humanités. Grâce à cette taille humaine, chacun et chacune ne se cantonne pas à sa classe, mais connaît aussi des élèves plus jeunes ou plus âgés. De plus, quand on a connu la VF, on y revient ! Que ce soit pour y inscrire ses enfants ou pour y enseigner, de nombreuses générations s’y sont retrouvées.Un élément fédérateur est aussi, et surtout, la présence des sœurs, qui ont veillé à notre éducation. L’ovation réservée à Sœur Vanbrabant, la supérieure actuelle, qui fêtait ses 90 ans, en est un bel exemple.D’où viennent les nombreuses photos qui étaient exposées ou qui ont été projetées ?Dans le bâtiment des sœurs, il y a un entresol qui est une véritable caverne aux trésors pour qui aime les photos d’archives. Sœur Vanbrabant nous a permis d’enrichir notre collection de souvenirs. Ayant entrepris la rédaction du livre des 100 ans, nous avons également pu consulter les annales conservées à la Délivrande, la maison mère de la congrégation. Malheureusement, toutes ces archives s’arrêtent au XXe siècle, les sœurs ne prenant plus de photos. Heureusement, nous avons pu compter sur les photos prises par les élèves ou certains professeurs pour documenter l’époque actuelle.Et après ? La fête est finie, qu’en reste-t-il ?La première chose que je retiens, c’est l’ambiance familiale et chaleureuse de ces retrouvailles. Entendre autant de voix chanter à l’unisson le cantique de la Vierge, « Fidèle d’abord », à l’église puis dans la grande salle d’étude, a fait vibrer les cœurs. C’était très émouvant. Les plus jeunes, qui ne connaissaient pas cette tradition, n’en revenaient pas de faire partie d’une telle famille intergénérationnelle.Beaucoup d’anciens élèves en ont profité pour renouer des liens et échanger des photos et des numéros de téléphone. Des rendez-vous ont également été pris pour se revoir. Et puis, notre tâche n’est pas terminée : il reste à achever le livre…On parle beaucoup du livre des 100 ans. En quoi consiste-t-il ?Ce livre parle de la VF au passé, au présent et au futur.À partir de très nombreuses photos et de témoignages, il aborde toutes les facettes de l’école : l’évolution des bâtiments, des études, des spectacles, des fêtes, de la vie au pensionnat, de la communauté des sœurs et des activités extrascolaires.La VF a des racines solides, nourries par l’esprit des sœurs, des professeurs et des élèves qui ont usé leurs jupes — et ensuite leurs pantalons — sur les chaises en bois qui se trouvent encore aujourd’hui dans la salle d’étude. Cela ne l’empêche pas d’être une école moderne et tournée vers l’avenir, qui donne des ailes à ses élèves.Contact : alumni.vf.bxl@gmail.comLien vers le cantique : https://youtu.be/7G7MmvQttJI

75 ans de SCK CEN
Une histoire belge de science, de service et d’avenirEn 2027, nous célébrons un grand récit belge : celui de la science et de l’industrie, du Congo et de l’Amérique, de la Couronne et de la Campine, d’une ambition nationale — et même de Tintin.Cette histoire commence avant le 9 avril 1952. La Belgique, comme le monde, se tenait au seuil d’une nouvelle révolution. L’énergie nucléaire avait à peine dix ans, mais elle portait déjà d’immenses promesses. Si notre pays y occupa d’emblée une place de premier plan, ce ne fut pas un hasard. L’uranium congolais de l’Union Minière du Haut Katanga avait joué un rôle important dans le projet Manhattan pendant la Seconde Guerre mondiale. En retour, la Belgique fut parmi les premiers pays à accéder à la technologie nucléaire civile, avec l’ambition de créer un Centre d’Étude pour les Applications de l’Énergie Nucléaire — aux portes de Bruxelles.Comte Pierre Ryckmans ancien gouverneur général du Congo belge, premier commissaire général à l’Énergie atomique et négociateur de l’accord avec les États-Unis, en devint le premier président. Le centre s’installa d’abord à Rhode-Saint-Genèse, sur les terrains de l’Institut von Karman, fidèle à l’ambition bruxelloise du projet. Mais il reçut bientôt, presque littéralement, une terre royale sous ses pieds. À partir de 1954, Mol-Dessel, sur d’anciens terrains du domaine royal, devint le cœur de la recherche nucléaire belge et l’un des lieux où se dessinait l’avenir. Un nouveau site, un nouveau nom — SCK CEN. L’Atomium, lui, ne serait pas construit à Mol.Quatre ans après le lancement, BR1, le premier réacteur de recherche belge, fonctionnait à Mol. Construit en à peine dix-huit mois, il sert encore aujourd’hui à former des ingénieurs nucléaires. Avant même son achèvement, il frappait déjà les imaginations : dans Objectif Lune, publié en 1953, Hergé dessina un réacteur manifestement inspiré de BR1. L’avenir nucléaire belge ne se jouait donc pas seulement dans les laboratoires et les notes gouvernementales. Il éveilla aussi les vocations d’une génération de jeunes qui rêvaient de devenir ingénieurs, de servir la recherche et, peut-être, de travailler un jour à Mol. J’en fus l’un d’eux.Sous la présidence de comte Marc de Hemptinne, trois nouveaux réacteurs vinrent encore renforcer le site. Parmi eux, BR2, aujourd’hui encore l’un des réacteurs de recherche les plus puissants au monde, et BR3, premier réacteur à eau pressurisée d’Europe. Cette technologie allait ouvrir la voie aux futures centrales nucléaires belges de Doel et de Tihange.SCK CEN devint ainsi bien davantage qu’un centre de recherche. Ce fut un lieu où se rejoignaient science fondamentale, applications industrielles et stratégie nationale. À la fin des années cinquante, la Belgique possédait à Mol un véritable « village atomique », où les meilleurs chercheurs aspiraient à travailler. Et à Bruxelles, l’Atomium donnait à cette ambition nationale une forme visible aux yeux du monde.Au fil de ces 75 années, tous les rois des Belges se rendirent au centre à des moments clés. Ces visites relevaient de plus que du cérémonial. Elles s’inscrivaient dans une ambition belge plus vaste : unir science, enseignement et industrie au sein d’institutions nationales solides. Les grandes ambitions ne vivent pas d’idées seules. Ce sont la vision et les structures qui donnent à l’ambition sa continuité et lui permettent de traverser les générations.Lorsque la sortie du nucléaire fut votée au début de ce siècle, d’autres priorités passèrent au premier plan : la sûreté, le démantèlement, la gestion des déchets, les applications médicales et la radioprotection. SCK CEN contribua à la lutte contre le cancer grâce aux radio-isotopes, à la protection des astronautes et même à des recherches sur la production alimentaire pour de futures missions spatiales. Avec BR3, la Belgique apprit à démanteler une centrale nucléaire en toute sûreté. Avec MYRRHA, elle se tourna vers une nouvelle génération de recherche nucléaire.Aujourd’hui, la question énergétique retrouve une urgence particulière. La guerre en Ukraine a rappelé à l’Europe que l’énergie est aussi une affaire de souveraineté et d’autonomie stratégique — une autonomie qui ne s’improvise pas le jour où l’on en a besoin. Dans ce contexte, SCK CEN renoue avec sa mission originelle : mener une recherche de pointe sur une production d’électricité sûre et fiable par l’énergie nucléaire. Les projets autour des petits réacteurs modulaires, des radiopharmaceutiques, de la récupération du combustible et des nouveaux types de réacteurs montrent que Mol demeure l’un des lieux où se pense l’avenir européen.Pour moi, une conviction demeure centrale, enracinée dans notre passé et tournée vers notre avenir : « nous sommes ici pour servir, et non pour être servis ». La science ne prend pleinement sens que lorsqu’elle se met au service de la société : guérir, rendre l’énergie plus sûre, faire naître des vocations et offrir des chances aux jeunes. C’est peut-être là la plus belle leçon de ces 75 années de SCK CEN : un projet belge, façonné par le monde et destiné au monde — par l’uranium du Congo, la technologie venue d’Amérique, le soutien de la Couronne, les chercheurs de tant de pays et l’imagination d’Hergé.Puissent celles et ceux qui célébreront, en 2052, le centenaire de SCK CEN regarder en arrière et voir un centre resté fidèle à sa vocation : mettre la connaissance au service de la société. Pour moi, ce fut l’honneur de ma vie d’avoir pu servir une part de cette histoire. J’espère que SCK CEN restera un exemple pour de nombreux jeunes — y compris pour mes petites-filles Louise-Marie et Anne-Sophie.Prof. dr. ir. Le baron Derrick-Philippe Gosselin10e président du Conseil d’administrationSCK CEN

Ils nous parlent de leadership : baron Pierre Gurdjian et baron Werner de Jamblinne de Meux
Pierre Gurdjian est un professionnel actif dans la gouvernance d’entreprise, l’action sociétale et l’encouragement de la sagesse dans le leadership. Il préside le conseil d'administration de Solvay SA, et est membre des conseils d’administration de UCB et de Lhoist. Il a présidé le conseil d'administration de l’Université libre de Bruxelles de 2016 à 2023. Auparavant il a exercé comme senior partner au sein du cabinet de conseil McKinsey pendant près de trois décennies. Il est le co-fondateur de la plateforme de soutien aux jeunes leaders sociétaux ”Belgium's 40 under 40”. Il est également membre du conseil d’administration de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth et des Instituts Solvay ainsi que de plusieurs autres associations philanthropiques. Il est titulaire d’un diplôme d’Ingénieur Commercial Solvay (VUB) et d’un MBA de Harvard Business School. Il est officier de réserve honoraire de Cavalerie Blindée.Nous sommes tous des leaders/dirigeants à partir du moment où l’on nous confie une responsabilité, quelle qu’elle soit.Exercer une responsabilité n’est pas une modalité de carrière ou d’occupation professionnelle. C’est une dimension fondamentale d’une vie qui se déploie. C’est un devoir que l’on accomplit. C’est un état d’esprit, une posture intérieure, pas un intitulé de fonction.Face à un monde qui semble avoir perdu ses repères et ses orientations, la tâche du dirigeant est d’associer l’action courageuse à la manière d’être. Apporter le devenir comme remède à la désorientation.Diriger c’est d’abord agir. C’est se confronter avec courage à l’inévitable résistance du monde. Parce que, loi fondamentale de la physique, toute action suscite une réaction. S’il ne se manifeste pas de résistance, l’action n’est pas suffisamment aboutie.Ensuite, pour être forte et authentique, l’action doit nécessairement être nourrie et adossée à l’esprit. L’action juste exige un travail parallèle d’exploration et d’approfondissement spirituel. Un travail de sculpture de soi.Ce travail permet de générer la Joie plutôt que la Tristesse, en affrontant les dispositions toxiques qui expriment classiquement la résistance à l’action juste : l’égoïsme, l'attitude de victime, le découragement, l’évitement, la fuite, le cynisme...Les états d’esprits toxiques sont des poisons ; il faut donc vigoureusement administrer du contre-poison.Le contre-poison, c’est la capacité à incarner profondément des dispositions intérieures ”génératives“, c’est à dire libératrices et créatrices d’énergie positive. Des états d’âme plutôt que des états d’esprit.En voici quelques principaux pour les temps incertains que nous connaissons :1. S’ancrer dans les Racines et la Passion : se connecter à ses racines profondes et y identifier la passion qui exprime notre âme individuelle ;2. Parler face aux Ténèbres : nommer et faire face à la vérité nue d’une réalité menaçante et sombre avec clarté et lucidité et, fermement, lui opposer la force d’une promesse d’un monde meilleur ;3. Agir face à la pression avec Gravitas et Grâce : faire montre de dignité et d’engagement, et adopter sans concession la hauteur de vue et l’élégance des attitudes ;4. Recevoir, Donner et Transmettre : ne jamais se comporter en propriétaire, mais résolument en dépositaire ; recevoir de ceux qui nous précèdent, donner avec générosité à ceux qui cheminent avec nous, transmettre à ceux qui nous suivent ;5. Observer et Ecouter : voir avant de déduire, écouter avant de parler ; la vision et l’ouïe sont nos sens les plus nobles.Agir avec Sagesse c’est être ainsi animé par ces dispositions intérieures génératives. C’est forger avec patience et détermination sa force intérieure. C’est lire avec justesse les motifs de la vie avec intégrité et bienveillance.C’est travailler sans relâche à la maîtrise de soi et à accomplir son devoir au service de ce qui dépasse notre intérêt personnel. A contribuer humblement mais courageusement à rendre le monde un peu meilleur.C'est diriger avec un supplément d’âme.Baron Pierre GurdjianLe Colonel de Réserve Werner de Jamblinne de Meux, a été officier d'active pendant 9 ans au Régiment Para-Commando devenu actuellement le Régiment des Opérations Spéciales. Il a ensuite rejoint le cadre de Réserve et a écrit son "Research Paper" (mémoire) dans le cadre de ses examens d'avancement au grade de Colonel en 2014-2015 : QUEL LEADSERSHIP POUR LA GENERATION Y ? (Dans quelle mesure la Défense, en fonction de sa spécificité, peut-elle se calquer sur le monde des entreprises ?)Quel leadership pour la génération Y ?Dans quelle mesure la Défense, en fonction de sa spécificité, peut-elle se remettre en question et faire évoluer son type de leadership ?La génération Y, née entre 1980 et 1995, est une génération de transition car elle a subit le passage de l’économie industrielle à la société du savoir. Ce qui la motive est davantage lié à la reconnaissance matérielle. Plus centrée sur elle-même, sa population acquiert une âme d’entrepreneur Les attentes de cette génération par rapport au monde professionnel sont très fortement ancrées de sens, de transparence et d’épanouissement personnel.Le tableau ci-dessous illustre les zones de friction avec le vécu à la Défense.Les attentesLes zones de frictionLa recherche de sensL’information et les modes de communicationUne communication adaptéeUn feed-back permanentUne loyauté mesuréeL’autorité, la hiérarchie et la disciplineUne autorité de compétenceUne ambiance de travailDes valeurs fortesLes valeursUne impatience à plus de responsabilitésLa prise de responsabilitésUn équilibre vie privée-vie professionnelleVie privée-vie professionnelleUne rémunération liée à la performanceLa rémunérationSi les entreprises ont dû s’adapter, il revient à la Défense d’initier une démarche similaire en tenant compte de sa spécificité et de son mode de fonctionnement.En termes de communication, la transparence doit être une évidence et un accent particulier sur le feed-back permanent est une priorité absolue.Faire accepter l’autorité passe par un type de leadership qui soit « démocratique-persuasif », et qui privilégie l’explication et la dimension émotionnelle. Cela passe par une meilleure connaissance de son personnel à qui le sens des règles de fonctionnement aura été expliqué clairementLes valeurs doivent être redéfinies en y associant les différentes générations de manière à les rendre puissantes et cohérentes pour, en définitive, les communiquer avec dynamisme et les faire vivre, sachant que la Défense n’est pas une entreprise comme les autres.Il n’est toutefois pas question que la Défense perde son ADN en privilégiant ce leadership plus individualisé, mais qu’elle réponde aux attentes d’une génération qu’il faut fidéliser tout en veillant à préserver cet équilibre fondamental entre la satisfaction des générations et l’exercice de la mission. Le capital humain dont il s’agit est le plus précieux mais probablement aussi le plus sensible à gérer…Baron Werner de Jamblinne de MeuxNous remercions Philippe de Potesta pour cette interview

Ils font le vin, ils vivent la vigne
2025 fut une année record pour le vin en Belgique : 350 vignerons ont récolté 4,3 millions de litres sur un millier d’hectares de vignes (source RTBF).Présentation de la filière wallonnePhilippe de Potesta :Vanessa, pouvez-vous nous présenter l’Association des Vignerons de Wallonie dont vous êtes la présidente et nous parler des exigences imposées aux viticulteurs belges en comparaison avec d’autres pays ?Vanessa Vaxelaire (Château de Bioul) :L’Association des Vignerons de Wallonie est une structure régionale qui rassemble les vignerons, petits et grands, actifs sur l’ensemble du territoire wallon. Créée il y a une vingtaine d’années, elle compte aujourd’hui environ 120 membres. Sa mission est de représenter, défendre et accompagner la filière viticole wallonne dans son développement.Les viticulteurs belges font face à des exigences particulières. D’abord, notre climat froid et humide rend la conduite de la vigne plus complexe et exige une grande maîtrise technique, tant au vignoble qu’en cave. Ensuite, la jeunesse du vignoble belge implique des investissements récents et importants dans des outils modernes, ce qui constitue à la fois un avantage et une contrainte.Enfin, la fiscalité représente un défi majeur : les droits d’accise en Belgique sont nettement plus élevés que dans de nombreux pays voisins. À titre d’exemple, sur une bouteille de vin effervescent, les accises dépassent 2 euros, créant un désavantage concurrentiel face à la France, l’Italie ou encore le Luxembourg.Climat : opportunités et contraintesPhilippe de Potesta :Joëlle, quels sont les avantages et les difficultés rencontrés dans nos climats pour la culture de la vigne ?Joëlle de Bonhome (Domaine Rocher Bayard) :Le réchauffement climatique ouvre de nouvelles perspectives pour la viticulture dans nos régions autrefois jugées trop fraîches, mais il amplifie aussi certains risques.Avantages : une meilleure maturation des raisins grâce à la hausse des températures ; un climat tempéré qui conserve fraîcheur et acidité, favorable à la qualité des vins ; une pluviométrie globalement équilibrée limitant le stress hydrique.Difficultés : une instabilité météorologique accrue ; des hivers plus doux entraînant un débourrement précoce et un risque de gel printanier ; une humidité favorisant les maladies cryptogamiques (mildiou, oïdium, pourriture grise).Bordeaux face aux défis contemporainsPhilippe de Potesta :Jean-Marie, dans la région emblématique de Bordeaux, quelles sont les nécessités d’innover face aux défis du changement climatique et de l’évolution des marchés ?Jean-Marie della Faille de Leverghem (Château Bonneau-Livran, Haut-Médoc) :Référence mondiale, le vignoble bordelais fait face à une crise sans précédent. Malgré une grande maîtrise technique des terroirs, la vulnérabilité climatique (gel, grêle) et la pression sanitaire persistent.Le passage au bioraisonné, bien qu’essentiel, complexifie le travail avec des traitements moins rémanents. Le réchauffement climatique pousse les degrés alcooliques vers 13,5 à 14 %.Le défi majeur reste cependant commercial : face à une offre mondiale abondante et à la baisse de la consommation d’alcool, Bordeaux doit se réinventer. La filière explore notamment les monocépages, les vins sans sulfites et les rosés.Après des années de surproduction, l’arrachage massif actuel constitue une étape difficile mais nécessaire pour adapter l’offre au marché.Formation en viticulture en BelgiquePhilippe de Potesta :Pouvez-vous nous parler de la formation à la viticulture en Belgique ?Nathalie Desclée de Maredsous ("Vignoble de Maharenne à Maredsous") :En Belgique, deux formations certifiantes en science de la vigne et du vin sont proposées : l’une par la Haute École Condorcet en lien avec l’ULB, l’autre par l’IFAPME à Huy et Perwez. Elles alternent théorie et stages pratiques en vignoble.Choix des cépagesPhilippe de Potesta :Quels sont les choix des cépages à planter dans nos contrées ?Nathalie Desclée ("Vignoble de Maharenne à Maredsous") Le choix des cépages se fait en deux étapes. D’abord, le porte-greffe est sélectionné en fonction du sol et de la vigueur souhaitée. Ensuite, le cépage est choisi selon le type de vin recherché (blanc, rouge, rosé, pétillant ou non).Le climat joue également un rôle déterminant, notamment en raison des risques de gel.Deux grandes familles se distinguent.Cépages traditionnels : Chardonnay, Pinots… Bien connus mais sensibles aux maladies et nécessitant des traitements réguliers.Cépages résistants (interspécifiques) : issus de croisements avec des cépages américains, ils sont naturellement résistants aux maladies et permettent de réduire fortement les traitements. Exemples : Johanniter, Souvignier Gris, Solaris, Muscaris.Pratiques viticoles et contraintesPhilippe de Potesta :En viticulture, quelles sont les contraintes selon les pratiques ?François-Hubert du Fontbaré de Fumal (Château Fumal) :En conventionnel, les solutions techniques sont plus nombreuses : le désherbage chimique est rapide et la lutte contre les maladies et les insectes plus simple.En bio, la charge de travail est plus importante. La production est moins élevée, plus exigeante et plus risquée, notamment avec des cépages classiques comme le chardonnay, dans un climat humide où la pression des maladies est forte.En biodynamie, les exigences sont encore accrues. Le travail suit les rythmes de la nature, nécessite environ 30 % de main-d’œuvre en plus et implique des coûts de certification élevés.À Fumal, la certification bio a été abandonnée récemment après des pertes de récoltes en 2021 et 2024. Cela n’empêche pas de continuer à travailler de manière respectueuse : aucun désherbant ni insecticide n’est utilisé.Nous remercions Philippe de Potesta pour cet interview.
Événements
Cours de yoga
Deux mercredis par mois, Camille van Havre vous propose deux séances de Hatha Yoga : à 18h, un cours soft, idéal pour les débutants ou pour celles et ceux qui souhaitent une pratique en douceur, et à 19h15, un cours dynamique, pour une pratique plus soutenue.Bien plus qu’une simple pratique physique, le yoga invite à retrouver un équilibre entre le corps et l’esprit. Les séances combinent postures, respiration, méditation et relaxation, dans une atmosphère à la fois conviviale et apaisante.Une belle occasion de prendre un moment pour soi, de se détendre et de se reconnecter à son corps, tout en découvrant le yoga ou en approfondissant sa pratique.
Cercle Franklin : Antica Namur
Le Cercle Franklin vous invite à Antica Namur le dimanche 8 novembre !
Déjeuner Gourmand : C'est le temps de la chasse
Les déjeuners de l’ANRB sont l’occasion de se retrouver dans une atmosphère chaleureuse, autour d’un repas raffiné tout en restant simple. Un moment privilégié pour renouer avec les uns et les autres et partager un agréable moment entre membres.Ces déjeuners sont rendus possibles grâce à l’engagement d’une formidable équipe de bénévoles, réunie autour de Christine de Pret et Véronique de Montpellier, qui en assurent l’organisation avec dynamisme et dévouement.Pour ce deuxième déjeuner de la nouvelle saison, vous pourrez découvrir un menu aux saveurs inspirées de la chasse.Le déjeuner sera précédé d’une initiation au bridge, de 11 h à 12 h, animée par Nicolas de Neve de Roden. Cette initiation est ouverte à tous et ne nécessite pas d’inscription préalable.

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Privatiser la maison
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Le grand hall
Le grand hall est au centre de toute l’action. Il est orné d’une belle cheminée Renaissance, de tapisseries d’Aubusson et de lustres Louis XV imitant ceux de la bibliothèque Mazarine. Un très bel escalier d’honneur permet de monter à l’étage. C’est dans ce lieu magique que les moments les plus marquants de l'association ont pris naissance, créant des moments inoubliables pour certains de nos membres.
Le salon des jeunes
Le salon des JNB est une salle polyvalente. Cet espace cosy et festif est mis à disposition pour vos fêtes ou vos moments « lounge ».
Les salles de réunion
En tant que membre, vous pouvez privatiser nos salles de réunion, et même l'ensemble du bâtiment pour des célébrations plus importantes. Caroline Siraut et son équipe vous aidera à transformer les moindres détails en une expérience vraiment inoubliable.
La salle à manger
Attenant au grand hall principal, la salle à manger est un bel espace de près de 70 m². Les lambris aux murs lui donnent un caractère unique. Une seconde porte très discrète permet l’accès au traiteur de pouvoir servir l’ensemble des invités sans gêner la circulation de vos convives.
Le salon chinois
Le salon Louis XV aux panneaux de style chinois est situé au rez-de-chaussée et donne sur la terrasse de la maison. Il est agrémenté d’un parquet incrusté d’acajou.
Le salon bibliothèque
Le salon bibliothèque, situé à gauche de l'entrée, est un espace intime et raffiné. La pièce est ornée de boiseries et d’étagères de livres, invitant à la détente ou à la conversation. Une seconde porte, discrète, permet de rejoindre le grand hall, renforçant la fluidité et la circulation au rez-de-chaussée.Le salon bibliothèque se prête parfaitement à des dîners en petit comité, où l'on peut partager un moment convivial dans une ambiance feutrée et accueillante.
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