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ANRB - VAKB

À la une

31/08/2026

Du bout du monde au tapis de yoga.

Camille van Havre a 29 ans. Ses remises en question et sa passion pour la compréhension de soi la mènent à commencer des études de logopédie en 2016 à l'Institut Libre de Marie Haps. Elle y apprend à poser un cadre thérapeutique, à comprendre de mieux en mieux l'importance de la communication avec autrui et à observer le monde qui l'entoure.La vie la mettant à l'épreuve, le yoga vient toquer à sa porte : elle débute une formation de 200h en 2018 avec Yogalife, en parallèle de ses études de logopédie. Une fois ses études terminées, elle part voyager seule pendant 7 mois en Amérique latine, une expérience marquante qui vient nourrir son rapport à elle-même et au monde.De retour, elle poursuit son approfondissement du yoga : elle retourne à sa formation de base comme assistante, puis se forme au Yin yoga (50h, en ligne) pour élargir sa pratique et son enseignement. Plus récemment, elle part en Inde pour une retraite, une expérience qui vient nourrir et ancrer encore davantage sa compréhension du yoga.Aujourd'hui, cela fait 7 ans qu'elle donne des cours de yoga et partage cette philosophie. C'est avec cette même curiosité et cette envie de transmettre qu'elle rejoint ANRB à partir de septembre.Philippe de Potesta : Bonjour Camille, vous allez donner des cours de yoga à l’ANRB. Pouvez-vous nous dire à qui s’adresse ces cours et s’il faut une bonne condition physique pour les suivre ?Camille van Havre : Les cours seront des cours de Hatha Yoga, Une pratique plus dynamique dans laquelle vous trouverez un mélange entre méditation, enchainements de postures et relaxation. Je vise une approche où chaque rythme est le bienvenu. Il ne faut pas nécessairement avoir une bonne condition physique pour venir expérimenter mes cours de yoga. Simplement une curiosité d’apprendre davantage sur soi d’un point de vue physique et émotionnel. Philippe de Potesta : Pouvez-vous me préciser la philosophie que vous désirez appliquer à votre enseignement du yoga ?Camille van Havre : Le yoga ne se résume pas qu’à faire des exercices physiques sur son tapis. C’est une réelle philosophie de vie qui nous permet de mieux conscientiser notre état intérieur et de trouver un équilibre. Ma mission est de vous offrir un espace sécurisant et authentique dans lequel je vous accueille comme vous êtes pour vous accompagner vers une meilleure conscience de vous-même, tant au niveau corporel, qu’émotionnel. Le tout pour trouver votre équilibre.Philippe de Potesta : Pouvez-vous me préciser la philosophie que vous désirez appliquer à votre enseignement du yoga ?Camille van Havre : Quand je repense à ce voyage, je le ressens comme une expérience libératrice. J'ai eu la chance de découvrir d'autres cultures, d'autres modes de vie, d'autres philosophies, de rencontrer des personnes des quatre coins du monde, et surtout, d'approfondir mon lien avec moi-même, mes valeurs et ma place dans le monde.Ce voyage m'a permis d'expérimenter, de voir autre chose, et il continue aujourd'hui de nourrir la personne que je suis. Il m'a aidée à construire qui j'ai envie d'être au quotidien, et il m'a fait comprendre l'importance pour moi de pouvoir partager mes expériences et d'accompagner les autres avec les outils du yoga et d’autres outils.Philippe de Potesta : En vous remerciant d’avoir répondu si aimablement à ces questions Camille, il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter également une belle expérience de yoga dans les locaux de l’ANRB !Nous remercions Monsieur Philippe de Potesta pour cette interview 

Actualités

31/08/2026

Out of the box : Quand l’école se réinvente autrement

Plutôt le gai savoir que la couette ? La Baronne Diane Hennebert et Pauline Berghmans, épouse du Baron Werner de Giey, dirigent Out of the Box, un atelier de pédagogie créative destiné aux jeunes en décrochage scolairePouvez-vous décrire en quelques mots votre parcours ?Diane travaille depuis longtemps dans le monde des arts, de l’architecture et du patrimoine, notamment pour la Fondation Boghossian où elle a monté et suivi des programmes pédagogiques en Arménie et au Liban. C’est dans ce contexte que l’écrivain et académicien Amin Malouf lui a recommandé de s’intéresser à la situation des jeunes en Belgique.Diane a alors découvert une étude comparative des systèmes scolaires européens (2014), menée par Etienne Denoël pour McKinsey. Les chiffres indiqués pour la Belgique francophone l’ont sidérée : près de 30 % des élèves en décrochage scolaire — en incluant les jeunes en maladie de longue durée — et près de 35 % des cours qui dans le secondaire ne sont pas donnés, les enseignants étant absents parfois pour de longues périodes. Par ailleurs, les raisons du décrochage et les milieux sociaux ou culturels touchés par ce problème sont très multiples. Un véritable électrochoc.En 2015, elle décide de réagir en créant une école pas comme les autres, un lieu où l’on réapprend à aimer apprendre, loin des méthodes traditionnelles. Son constat est simple : pour transmettre des savoirs et le goût d’apprendre, il faut donner aux jeunes confiance en eux dans un cadre bienveillant et de qualité, à travers des ateliers et des activités créatives, ludiques et porteuses de sens.La crise du Covid n’a fait qu’accentuer le problème du décrochage scolaire. S’il touchait auparavant majoritairement les garçons de 16 à 18 ans (70 à 80 % des cas), il concerne désormais autant les filles. Et plus inquiétant : les jeunes décrochent de plus en plus tôt, souvent à partir de 12 – 13 ans.Pauline, de son côté, vient du monde de l’enseignement. Après plusieurs années à Argenteuil, elle a rejoint Out of the Box il y a cinq ans avec l’envie de s’investir dans une structure plus flexible et dont les résultats sont reconnus. Depuis 2025, elle a pris la direction de l’école et s’y consacre pleinement.Quel est le projet d’Out of the Box ?L’ambition d’Out of the Box est de redonner le goût d’apprendre à des jeunes de tous horizons, quels que soient leur parcours ou leurs difficultés, en dehors d’un cadre scolaire classique. Mais pour les convaincre de quitter leur couette le matin, il convient de leur proposer un programme attrayant, joyeux et stimulant. C’est ce qu’on appelle le gai savoir à Out of the Box.Si Out of the Box mise sur l’importance de la qualité (équipements, encadrement, repas, activités, visites et rencontres), toute visée élitiste est ici refusée. En revanche, la mixité socio-culturelle, le respect des différences de chacun et la diversité de chaque parcours sont valorisés. Les jeunes concernés ont souvent traversé des situations difficiles, des problèmes psychologiques et vivent parfois avec des moyens très réduits. Mais en évoluant dans un environnement stimulant et encadrés par des adultes bienveillants, on observe qu’ils prennent confiance en eux et en l’avenir. Le soin apporté à leur cadre de vie participe pleinement à cette philosophie : la beauté d’un cadre où l’art est présent inspire un sentiment d’importance, de respect et d’estime de soi.Les trajectoires qui y naissent sont parfois spectaculaires. Certains jeunes sont passés d’une lourde médication à des études de haut niveau, dont une thèse de doctorat en physique ou des masters dans différentes disciplines universitaires. Beaucoup possèdent de réels talents mais sans suivi scolaire classique ou dans le cadre d’une école privée de jury central, il leur est impossible d’obtenir ce fameux CESS qui leur ouvre les portes à des formations supérieures. Face à cette situation et depuis 2023, grâce au soutien de généreux de parrains et marraines, Out of the Box se consacre désormais à préparer les jeunes aux épreuves du jury central tout en conservant son ADN et une accessibilité aux jeunes à faibles moyens : une pédagogie innovante et hors des sentiers battus où il ne faut jamais “assassiner Mozart” !À qui s’adresse Out of the Box ?Les candidatures affluent — entre 20 et 30 par jour — et reflètent une grande diversité de profils : genres et milieux, niveaux scolaires variés, personnalités introverties ou extraverties, parcours de vie très différents. Seuls les jeunes confrontés à des addictions sévères, à des troubles psychiatriques ou physiques trop lourds ne peuvent être accueillis, faute de compétences appropriées de l’équipe.Chaque année, quelques places sont réservées à des mineurs étrangers non accompagnés, souvent ignorants des modèles belges et ne pratiquant pas le français. Mais dans le contexte « familial » de Out of the Box, ils sont perçus comme des modèles de résilience et de courage par les autres élèves.La sélection se fait après une rencontre avec les proches, l’analyse d’un dossier de candidature et un entretien individuel. L’école ne dispose que de 30 places par an. Le minerval est adapté aux moyens de chaque famille, allant de 0 à 450 euros par mois. Le complément est financé par des parrains et marraines qui soutiennent les besoins pédagogiques du projet, sachant que les frais de fonctionnement sont entièrement assumés par la structure elle-même.Bien qu’elle ne soit pas subsidiée, l’école est reconnue depuis 2023 par la Fédération Wallonie-Bruxelles comme projet pilote officiel de lutte contre le décrochage scolaire, ce qui permet aux jeunes d’y conserver leur statut d’élève à part entière.Les parents jouent également un rôle essentiel dans la réussite du parcours. Tous les quinze jours, ils sont invités à participer à des ateliers de réflexion et de partage sur les questions liées à l’éducation et à leurs inquiétudes. Ces moments de partage se prolongent lors des bilans organisés deux fois par an pour chaque jeune. Une évaluation réciproque est analysée lors de ces bilans individuels et en présence des parents, car si l’école évalue les jeunes, les jeunes en évaluent également le fonctionnement.Enfin, les pédagogues qui encadrent les jeunes sont sélectionnés selon leur ouverture d’esprit, leur flexibilité, leur bienveillance, leur humour et leur curiositéen en plus de leurs compétences dans la transmission de savoirs. Autrement dit, leur mission dépasse largement le cadre de l’enseignement : ils accompagnent, relancent, inspirent et ouvrent les jeunes à de nouvelles découvertes.Que vous apporte ce projet ?Depuis dix ans, voir tant de jeunes s’épanouir et se lancer dans la vie avec une énergie renouvelée correspond aux plus beaux cadeaux qu’on puisse recevoir. Ce qui me touche aussi et me motive, c’est de constater que les jeunes qui ont suivi le programme de Out of the Box, il y a parfois plusieurs années, reviennent souvent, nous font partager leurs succès et continuent à nous considérer comme des membres de leurs familles. Par ailleurs, ces jeunes nous obligent toujours à nous remettre en question, à nous adapter et à apporter toujours plus de créativité au programme, malgré les contraintes du jury central. Une excellente façon de ne pas vieillir trop vite !Enfin, j’ai beaucoup de gratitude pour tous ceux qui nous entourent et nous aident à poursuivre ce projet qui répond à sa manière à un réel besoin social et sociétal.Votre anoblissement/appartenance à la noblesse est-il/elle un atout, une charge ou un non-sujet ?Chaque humain a besoin de reconnaissance et un anoblissement en est une. Même si elle était pour moi une vraie surprise, je l’ai acceptée avec émotion et fierté. Mais je ne pense pas que cela modifie ma manière de vivre, de penser et d’agir.Quel message souhaitez-vous transmettre, notamment aux plus jeunes ?En entrant dans un moule, on devient une tarte ! Autrement dit, même si vous vous sentez différent, n’essayez pas de ressembler à un autre que vous-même. Au contraire, entretenez votre différence, enrichissez-la et faites-en un véritable atout, sans perdre de temps.Allez, en piste !Nous remercions Catherine de Dorlodot pour cet interview

31/08/2026

Du bout du monde au tapis de yoga.

Camille van Havre a 29 ans. Ses remises en question et sa passion pour la compréhension de soi la mènent à commencer des études de logopédie en 2016 à l'Institut Libre de Marie Haps. Elle y apprend à poser un cadre thérapeutique, à comprendre de mieux en mieux l'importance de la communication avec autrui et à observer le monde qui l'entoure.La vie la mettant à l'épreuve, le yoga vient toquer à sa porte : elle débute une formation de 200h en 2018 avec Yogalife, en parallèle de ses études de logopédie. Une fois ses études terminées, elle part voyager seule pendant 7 mois en Amérique latine, une expérience marquante qui vient nourrir son rapport à elle-même et au monde.De retour, elle poursuit son approfondissement du yoga : elle retourne à sa formation de base comme assistante, puis se forme au Yin yoga (50h, en ligne) pour élargir sa pratique et son enseignement. Plus récemment, elle part en Inde pour une retraite, une expérience qui vient nourrir et ancrer encore davantage sa compréhension du yoga.Aujourd'hui, cela fait 7 ans qu'elle donne des cours de yoga et partage cette philosophie. C'est avec cette même curiosité et cette envie de transmettre qu'elle rejoint ANRB à partir de septembre.Philippe de Potesta : Bonjour Camille, vous allez donner des cours de yoga à l’ANRB. Pouvez-vous nous dire à qui s’adresse ces cours et s’il faut une bonne condition physique pour les suivre ?Camille van Havre : Les cours seront des cours de Hatha Yoga, Une pratique plus dynamique dans laquelle vous trouverez un mélange entre méditation, enchainements de postures et relaxation. Je vise une approche où chaque rythme est le bienvenu. Il ne faut pas nécessairement avoir une bonne condition physique pour venir expérimenter mes cours de yoga. Simplement une curiosité d’apprendre davantage sur soi d’un point de vue physique et émotionnel. Philippe de Potesta : Pouvez-vous me préciser la philosophie que vous désirez appliquer à votre enseignement du yoga ?Camille van Havre : Le yoga ne se résume pas qu’à faire des exercices physiques sur son tapis. C’est une réelle philosophie de vie qui nous permet de mieux conscientiser notre état intérieur et de trouver un équilibre. Ma mission est de vous offrir un espace sécurisant et authentique dans lequel je vous accueille comme vous êtes pour vous accompagner vers une meilleure conscience de vous-même, tant au niveau corporel, qu’émotionnel. Le tout pour trouver votre équilibre.Philippe de Potesta : Pouvez-vous me préciser la philosophie que vous désirez appliquer à votre enseignement du yoga ?Camille van Havre : Quand je repense à ce voyage, je le ressens comme une expérience libératrice. J'ai eu la chance de découvrir d'autres cultures, d'autres modes de vie, d'autres philosophies, de rencontrer des personnes des quatre coins du monde, et surtout, d'approfondir mon lien avec moi-même, mes valeurs et ma place dans le monde.Ce voyage m'a permis d'expérimenter, de voir autre chose, et il continue aujourd'hui de nourrir la personne que je suis. Il m'a aidée à construire qui j'ai envie d'être au quotidien, et il m'a fait comprendre l'importance pour moi de pouvoir partager mes expériences et d'accompagner les autres avec les outils du yoga et d’autres outils.Philippe de Potesta : En vous remerciant d’avoir répondu si aimablement à ces questions Camille, il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter également une belle expérience de yoga dans les locaux de l’ANRB !Nous remercions Monsieur Philippe de Potesta pour cette interview 

27/07/2026

Bourses d’Études 2026–2027

1. Études en Belgique Solidaritas accorde chaque année des bourses à des étudiants de la noblesse belge inscrits dans une université ou un institut d’enseignement supérieur en Belgique. La demande doit inclure :☛ Une lettre de motivation ;☛ Une attestation de réussite 2025–2026 ;☛ Un certificat d’inscription 2026–2027 ;☛ Des informations sur les revenus des parents.Les bourses sont prioritairement attribuées aux familles aux revenus les moins élevés.2. Études avancées à l’étranger ou dans des institutions internationales en BelgiqueSolidaritas accorde aussi chaque année des bourses à des étudiants de la noblesse belge qui ont déjà obtenu un premier diplôme pour des projets d’études de haut niveau ou innovantes (master complémentaire, doctorat, écoles d’art, stages, etc.) à l’étranger ou dans des institutions internationales en Belgique. Le candidat doit fournir :☛ La preuve d’admission ;☛ Un plan de financement détaillé incluant toutes les aides obtenues (bourses publiques ou privées, aide familiale, moyens propres, etc …).Le rôle de Solidaritas sera toujours supplétif. Ces bourses ne remplacent pas les anciennes bourses à finalité principalement sociale, elles s’y ajoutent. Elles sont destinées également à des familles et des étudiants qui éprouvent des difficultés à financer leur projet, chaque cas faisant l’objet d’une analyse individuelle. Le nombre et le montant des bourses octroyées seront calibrés en fonction des moyens de Solidaritas.Les bénéficiaires des bourses avancées peuvent être mentionnés publiquement, sauf demande contraire. Tous les renseignements fournis par les demandeurs sont strictement confidentiels.Date limite pour les demandes : 15 octobre 2026 uniquement par email à solidaritas@anrb-vakb.beResponsables : Chevalier Pierre de Donnea de Hamoir, Baron Henry d’Anethan

27/05/2026

Des racines du temps aux fruits de l’avenir

Claude de Villenfagne de Vogelsanck est père de 9 enfants, grand-père de 29 petits-enfants. Dokter in de Rechten, Licencié en Sciences Economiques Pures et assistant du professeur Dupriez, il devient directeur général de la banque d’épargne Anhyp jusqu’en 1997. Il crée son entreprise de consultance et un modèle de développement d’entreprise. Après avoir contribué à la création de l’IFFD (Institution For Family Development), devenu le conseiller des Nations Unies, il contribue à la création d’une école qui compte actuellement 440 élèves.Philippe de Potesta : Pouvez-vous nous parler des valeurs importantes à transmettre à nos petits-enfants et y a-t-il des moments ou des activités propices pour aborder certaines transmissions ?Il revient aux parents d’éduquer leurs enfants en matière physique (exercices), intellectuelle (instruction) et spirituelle (développement de la volonté, apprendre à aimer) en vue de pouvoir choisir librement le bien et le beau dans la vie qui les attend. Dotés d’un bagage instinctif d’accompagnement de leurs enfants dans leur croissance, les parents peuvent cependant être pris de court s’ils ne complètent pas cet accompagnement par une formation approfondie et une aide éventuelle dans les différents domaines d’éducation. Il s’agit de relais qu’ils choisissent et sur lesquels ils peuvent s’appuyer : professeurs, médecins, éducateurs, etc.Les grands-parents peuvent servir de relais car ils sont moins impliqués dans la vie de tous les jours, à condition cependant de s’accorder avec les parents et de transmettre des valeurs en connaissance de cause.Effectivement, si les valeurs à transmettre sont connues le moment et la façon de s’y prendre le sont moins.Il importe de connaître les tempéraments des enfants auxquels on s’adresse (tempérament primaire ou secondaire) et de savoir que l’apprentissage de certaines vertus est lié à un âge défini et à certaines méthodes.Apprendre l’ordre à un enfant se fera aux environs de deux ans en lui faisant ranger ses jouets le soir d’une certaine façon pendant quelques semaines. Une grand-mère patiente pourra y contribuer !Autre exemple : entre 7 et 11 ans, l’enfant aime être généreux, rendre service, aider. Lui en faire prendre l’habitude facilitera son passage à l’adolescence car son souci de l’autre compensera sa tendance à ne s’occuper que de lui-même.Sans vouloir énumérer toutes les valeurs à transmettre, il en est quelques-unes qui entraînent les autres :Développer la volonté ou apprendre à aimer, s’aimer, aimer l’autre, aimer apprendre, aimer l’effort pour atteindre un objectif concret.Développer la générosité soutenue par la justice (donner à chacun ce qui lui revient), la prudence (utiliser les moyens adéquats à l’objectif poursuivi), la force (la persévérance dans la recherche du bien) et la tempérance (qui permet de dominer les attraits des addictions).Comment les transmettre aux générations qui nous suivent ? Sans doute par l’exemple, car l’imitation permet de s’approprier le bien proposé. Mais aussi en créant des moments privilégiés.Pendant plusieurs années, nous avons emmené entre six et dix petits-enfants, à partir de 12 ans, en voyage en France pendant une semaine, sans les parents. Nous leur donnons le programme d’avance et chacun prépare une visite ou une activité en concertation avec les participants du voyage.En voyage nous convenons d’un horaire que tous respectent sans problème. Petit-déjeuner à 8 heures (au grand étonnement des parents), départ pour les activités culturelles à 8h30. Visite guidée d’un château de la Loire par ceux qui l’ont préparée, promenade à pied ou à vélo, à midi récitation de l’Angélus, courte prière pour remercier le Seigneur de tout ce que l’on reçoit, et pique-nique ; activités sportives l’après-midi. Dîner à l’hôtel. Pendant le dîner chacun prend la parole pour communiquer ce qu’il a apprécié le plus ; ensuite les auteurs de la préparation du lendemain exposent la ou les visites prévues. À ce moment chacun tire le nom d’une personne pour laquelle il aura des attentions particulières pendant la journée du lendemain, sans que la personne tirée ne le sache (jeu de la cacahuète). Ce jeu crée une atmosphère délicieuse du matin au soir.Ainsi les différentes valeurs énoncées se transmettent par des actions consenties plutôt que par des grands discours. Quelques semaines après le voyage nous recevons un petit album de photos avec commentaires rédigés par nos petits-enfants, soulignant avec amusement les choses apprises.Plus simplement, nous organisons des petites soirées de 19 à 21 heures, auxquelles participent les aînés des petits-enfants qui le désirent : dîner simple, chacun raconte les derniers petits événements, donne son avis concernant une attitude politique, l’entreprise dans laquelle il travaille, les aspects intéressants et plus difficiles de ses études. Nous pouvons encourager, commenter certaines manières de penser ou d’agir, émettre des appréciations et transmettre des expériences. Des moments de bonheur que l’on peut garder à l’esprit !

27/05/2026

Les Bourses d’Etudes de SOLIDARITAS : Aider nos jeunes à développer leurs compétences

Nous avons rencontré le baron Alain de Crombrugghe de Picquendaele, président du Comité d’Octroi des Bourses d’Etudes.Pouvez-vous nous rappeler le rôle, l’importance et la composition du Comité ?Le Comité des Bourses, qui existe depuis plus de cinquante ans, attribue chaque année une trentaine de bourses d’études. Les études supérieures représentent à la fois un outil de développement des talents des jeunes et une occasion de les mettre en relation avec les forces vives de leur génération et avec les défis du monde contemporain. Nous souhaitons réduire les obstacles financiers aux études mais aussi améliorer les conditions de vie des jeunes au cours du développement de leurs compétences au service de la société. Notre Comité se compose de professeurs de l’enseignement supérieur et de membres de Solidaritas. Cela permet de croiser les points de vue sur les perspectives de formation et sur les besoins d’aide, voire d’associer les contributions de Solidaritas et d’une bourse.A qui s’adressent les bourses d’Etudes ?Les bourses d'études sont réservées à des étudiants appartenant à la Noblesse belge qui en font la demande en vue de financer leurs études supérieures en Belgique ou des études avancées à l’international. En pratique, un appel à candidatures parait chaque année dans la Circulaire en septembre. Il indique comment constituer le dossier de candidature. La Commission se réunit fin octobre. Des demandes spécifiques sont traitées en cours d’année. Enfin, la confidentialité la plus stricte est observée par toutes les personnes qui traitent les demandes de bourses.Quelle distinction faites-vous entre études supérieures en Belgique et études avancées à l’international ?Nous distinguons trois catégories d’études.Les études supérieures qualifiantes en Belgique.Les bourses prennent en compte, selon les cas, le minerval, la situation financière des parents, le besoin de logement ou d’équipement éventuel, un stage Erasmus, etc. …Les montants tournaient autour de 2000€, mais, ils vont augmenter en 2026. Vu la diversité des demandes, ce chiffre est purement indicatif.Une première qualification à l’étranger. Les bourses tiennent compte du coût des études à l’étranger. Cependant, s’il s’agit d’un premier diplôme pour un jeune étudiant, elles tiennent aussi compte de la situation des parents. Nous intervenons pour ce type d’études quand il est bien motivé par rapport à des études en Belgique et s’il y a un plan de financement solide.Les études avancées à caractère international Depuis 2023, nous attribuons des bourses pour des projets d’études à l’étranger ou dans des institutions internationales en Belgique.Ces aides visent une spécialisation d’excellence à dimension internationale: master après master, doctorat, écoles d’art (musique ou autres), stages et tutorats, préparation de concours, etc.Nous intervenons en complétant le budget requis par des études souvent très coûteuses dans des établissements réputés. En d’autres termes, pour ce type de bourse, le demandeur fournira également un plan de financement mentionnant toutes les aides et bourses déjà obtenues ou garanties (bourses publiques ou privées, aide familiale, moyens propres ou autres).Nous pourrions aussi mettre des jeunes en contact avec des personnes expérimentées qui pourraient les orienter.Quels conseils ou message avez-vous envie de donner aux jeunes de l’ANRB qui rêvent de se perfectionner à l’étranger ?Une bonne planification est fondamentale. Sur le plan académique, il faut construire son projet de formation. Plus votre CV sera cohérent, plus vous aurez des chances d’être accepté par l’institution que vous aurez sollicitée.Sur le plan financier, il faut préparer un budget. A l’international, le dossier de candidature et le plan de financement se préparent un an à l’avance.Des bourses d’étude des institutions hôtes, des pays hôtes et de fondations belges ou mixtes sont généralement disponibles. En Belgique, citons aussi la Fondation Roi Baudouin, le fonds Sofina Boël, ou pour ce qui concerne les études aux Etats-Unis, la Belgian American Educational Foundation (BAEF) ou la Fulbright Commission.Pour en savoir plus sur les études à caractère international, consultez le Bulletin n°324 – Octobre 2025 – page 67 et suivantes.En conclusion, quel message souhaitez-vous transmettreNous espérons que des parcours de formation originaux et de qualité pourront en inspirer d’autres, en particulier à l’international. Plus concrètement, nous remercions les membres de l’ANRB dont la générosité rend ces bourses possibles. Nous savons que les bénéficiaires des bourses sont conscients de cette générosité et nous espérons qu’ils auront à cœur, au cours de leur vie professionnelle, de faire preuve à leur tour de générosité à l’égard des générations suivantes.Pour tout renseignement complémentaire : solidaritas@anrb-vakb.beContacts : Chevalier Pierre de Donnea – Baron Henry d’Anethan

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Événements

06/09/2026
ProvincesRéservé aux membres

Comité du Limbourg : après-midi intergénérationnel au Château de Widooie

Le Comité provincial du Limbourg a le plaisir de vous inviter à un après-midi intergénérationnel le dimanche 6 septembre 2026, au Château de Widooie.Dans un cadre convivial et familial, deux activités seront proposées au choix : un parcours multi-activités pour petits et grands (pont de singe, tir à l’arc, kicker géant, etc.) ou une conférence du baron Claude de Villenfagne de Vogelsanck consacrée à la transmission des valeurs. Les participants auront également l’occasion de découvrir le nouvel arboretum. L’après-midi se clôturera autour d’un goûter.

09/09/2026
Bruxelles
Ateliers et CoursÉvénement public

Yoga : premier cours découverte (NEW)

Dès le mois de septembre, l’ANRB vous proposera des cours de hatha yoga animés par Camille van Havre, à raison de deux mercredis par mois à 19h.Bien plus qu’une simple pratique physique, le yoga est une véritable philosophie de vie qui invite à retrouver un équilibre entre le corps et l’esprit. Les séances de hatha yoga combineront postures, respiration, méditation et relaxation dans une approche accessible à tous, débutants comme initiés.Une belle occasion de prendre un moment pour soi dans un cadre convivial et apaisant.

11/09/2026
CILANERéservé aux membres

Weekend International 35+ du 11 au 13 septembre 2026 à Neuchâtel

L’AFS (CILANE Suisse) organise un Weekend International 35+ du 11 au 13 septembre 2026 à Neuchâtel, en Suisse. Au programme : cocktail dînatoire, visite du château de Grandson, bal à l’Hôtel DuPeyrou, découvertes culturelles et brunch à la Villa Castellane. Une belle occasion de rencontrer des membres venus de différents pays dans un cadre convivial et élégant.

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Le grand hall

Le grand hall est au centre de toute l’action. Il est orné d’une belle cheminée Renaissance, de tapisseries d’Aubusson et de lustres Louis XV imitant ceux de la bibliothèque Mazarine. Un très bel escalier d’honneur permet de monter à l’étage. C’est dans ce lieu magique que les moments les plus marquants de l'association ont pris naissance, créant des moments inoubliables pour certains de nos membres.

Le salon des jeunes

Le salon des JNB est une salle polyvalente. Cet espace cosy et festif est mis à disposition pour vos fêtes ou vos moments « lounge ».

Les salles de réunion

En tant que membre, vous pouvez privatiser nos salles de réunion, et même l'ensemble du bâtiment pour des célébrations plus importantes. Caroline Siraut et son équipe vous aidera à transformer les moindres détails en une expérience vraiment inoubliable.

La salle à manger

Attenant au grand hall principal, la salle à manger est un bel espace de près de 70 m². Les lambris aux murs lui donnent un caractère unique. Une seconde porte très discrète permet l’accès au traiteur de pouvoir servir l’ensemble des invités sans gêner la circulation de vos convives.

Le salon chinois

Le salon Louis XV aux panneaux de style chinois est situé au rez-de-chaussée et donne sur la terrasse de la maison. Il est agrémenté d’un parquet incrusté d’acajou.

Le salon bibliothèque

Le salon bibliothèque, situé à gauche de l'entrée, est un espace intime et raffiné. La pièce est ornée de boiseries et d’étagères de livres, invitant à la détente ou à la conversation. Une seconde porte, discrète, permet de rejoindre le grand hall, renforçant la fluidité et la circulation au rez-de-chaussée.Le salon bibliothèque se prête parfaitement à des dîners en petit comité, où l'on peut partager un moment convivial dans une ambiance feutrée et accueillante.

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