Le présent site internet place des cookies. Les cookies essentiels sont nécessaires au bon fonctionnement du site et ne peuvent pas être refusés. Les autres cookies sont optionnels et ne seront placés que si vous les autorisez. Consultez notre politique en matière de cookies pour en savoir plus.

ANRB - VAKB

À la une

06/01/2026

Edouardo della Faille : Le talent ne connaît pas la différence

Portrait : Edouardo della Faille de Leverghem, 38 ans, est un artiste sensible et créatif. Observateur attentif du monde, il aime s’exprimer par les mots autant que par le corps. Danseur, circassien et comédien, il s’est produit à de nombreuses reprises sur scène. Il joue actuellement dans Justices, un spectacle inspiré de La Divine Comédie de Dante. Comment le théâtre est-il entré dans votre vie ?Le théâtre est d’abord entré dans ma vie à l’école, puis à travers ma participation à deux spectacles de L’Enfant des Étoiles. Les rencontres avec Jacqueline Beghin (L’art d’être différent), Frédérique Joye (Mouvements sans frontières) et Joëlle Shabanov du Créahmbxl ont été déterminantes. Elles m’ont permis de découvrir le besoin d’exprimer mes émotions, le plaisir de raconter des histoires et celui de rencontrer les autres. Très vite, la scène est devenue pour moi un véritable espace de liberté. Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier d’acteur ?Ce que j’aime par-dessus tout, c’est incarner des personnages différents. Chaque rôle est une nouvelle aventure humaine. Le contact avec le public est une grande source d’émotion. J’aime aussi voyager avec la troupe et partager de bons moments ensemble. Qu’est-ce qui compte le plus pour vous dans la pièce Justices, dans laquelle vous jouez actuellement ?Ce qui me touche le plus, c’est le message de justice et d’humanité porté par le spectacle. Il invite le public à réfléchir à la responsabilité, à la vérité et au regard des autres. J’y joue avec beaucoup d’engagement et de sincérité. Où pourrez-nous vous voir prochainement ? Et quels sont vos projets à venir ?Je jouerai début janvier à Marseille, puis les 4 et 5 février au Théâtre Le Manège à Mons, et du 7 au 11 avril au Théâtre National à Bruxelles. D’autres dates pour 2026 et 2027 sont en cours de confirmation. Je participerai également à un projet européen autour du théâtre inclusif à Varsovie en mars, avec Clément Papachristou, metteur en scène de Justices.Par ailleurs, un nouveau spectacle de danse, Mon Amour, est actuellement en création avec Joëlle Shabanov, chorégraphe au Créahmbxl.📍 Prochaines dates de "Justices" Début janvier à Marseille4 et 5 février au Théâtre Le Manège – MonsDu 7 au 11 avril au Théâtre National de Bruxelles

Actualités

06/01/2026

Jean Rubay : guérir un enfant, c'est lui offrir un avenir

Chaîne de l’Espoir, voilà bien une expression qui fait jaillir des étoiles dans les yeux ! Et ce n’est pas un mirage. Nous en voulons pour preuve les réponses que le baron Jean Rubay, professeur émérite de chirurgie cardiaque et président fondateur de la Chaîne de l’Espoir nous a données.Professeur, vos spécialisations sont la chirurgie cardiaque pédiatrique ainsi que la chirurgie cardiovasculaire et thoracique que vous avez pratiquées en France Angleterre Afrique du Sud et Australie. Comment s’est enclenché ce chemin ?Il y a eu en plus de la transmission génétique et intellectuelle paternelle, la conviction de l’aide au prochain, la passion pour la création et la reconstruction qui trouve son expression dans la chirurgie cardiaque qui est une chirurgie de réparation d’une malformation présente dès la naissance.Comment est née la Chaîne de l’Espoir Belgique- Keten van Hoop België?En raison de la facilité d’accès aux soins les plus qualifiés dans notre pays ainsi que leur quasi-gratuité et imprégné de l’altruisme lié à notre profession, il nous est apparu évident qu’il fallait offrir cette même qualité sanitaire aux pays qui en disposaient le moins.Face à ce constat, les cardiologues pédiatres André Vliers et Thierry Sluysmans se sont joint à moi, chirurgien cardiaque pour fonder en 1997 l’association, copie belge de celle de France bien que strictement indépendante. Reconnue ONG en 2004, elle a grandi sous l’impulsion de sa directrice Anita Clément de Cléty. Son Conseil d’Administration rassemble des professionnels issus de divers horizons, assurant ainsi la stabilité et la vision de notre action.Notre slogan est : une malformation, une opération, une guérison, une formation. Après l’Amérique latine - Bolivie, Vénézuéla et Nicaragua -, c’est vers le continent africain que ce sont portés nos efforts, en particulier la RDCongo et le Bénin.Vous avez des projets dans différents pays ; comment opérez-vous des choix et comment les réalisez-vous ?Ce sont les médecins locaux, souvent formés en Belgique, qui font appel à notre association. Nous intervenons dans les domaines cardiaques, orthopédiques, urologiques : en fait, le choix se porte sur toute malformation infantile qui peut être guérie par un geste chirurgical. Pour qu’un projet soit réalisable, des conditions minimales doivent être réunies, notamment des infrastructures hospitalières suffisamment adaptées. La Chaîne de l’Espoir Belgique apporte alors son expertise médicale, un appui financier ciblé et un accompagnement pour renforcer les services de pédiatrie et de chirurgie.Notre approche vise également la pérennité : nous collaborons avec les autorités locales afin de les sensibiliser aux besoins spécifiques de la santé infantile, et les incitons à investir pour combler les manques souvent dramatiques qui se situent à différents niveaux : enseignement universitaire, formation, soins et gestion.Vous opérez des enfants en Belgique. Comment se passe leur prise en charge depuis leur pays jusqu’à Bruxelles ?Seule une minorité d’enfants est transférée en Belgique. Cela se produit lorsque le délai entre deux missions chirurgicales est trop long pour garantir leur prise en charge locale ou si l’association n’intervient pas dans le pays. Nous recevons des demandes via des médecins locaux, les dossiers sont analysés par un comité médical belge composé de spécialistes de la pathologie de l’enfant. Si les critères médicaux sont réunis et que le financement est assuré, l’enfant est alors accueilli en Belgique. L’enfant vient sans ses parents et est accompagné durant les voyages par des bénévoles d’Aviation Sans Frontières. Il est accueilli dans des familles qui leur procurent toute l’attention et l’amour durant toute la durée de ce séjour traumatisant.Le contact est maintenu quotidiennement avec la famille biologique. Après 6 à 8 semaines, une fois l’intervention et le suivi terminés, l’enfant peut rentrer guéri auprès des siens.Formez-vous aussi des médecins ou des équipes médicales dans ces différents pays ?L’essentiel de notre activité se passe dans les pays précités. Le « primum movens » de notre association est la formation pour qu’ils puissent à terme plus ou moins lointain le faire par eux-mêmes. A cette fin nous avons mobilisé les quatre centres universitaires agréés belges qui pratiquent la chirurgie pédiatrique congénitale- UCL, KUL, UZ GENT et HUDERF - et cette collaboration en plus d’être enrichissante fait ma fierté.La chirurgie qu’elle soit cardiaque ou orthopédique sauve des vies au quotidien et la Chaîne de l’Espoir Belgique incarne remarquablement cette mission à l’échelle mondiale, tout imprégnée de la conviction que guérir un enfant c’est lui offrir un avenir ! Au terme de cet interview, il me semble que le mot « magnifique » peut être prononcé moultes fois et cela fait chaud au cœur : c’est le cas de le dire !www.chaine-espoir.be0478/60.50.98

06/01/2026

Edouardo della Faille : Le talent ne connaît pas la différence

Portrait : Edouardo della Faille de Leverghem, 38 ans, est un artiste sensible et créatif. Observateur attentif du monde, il aime s’exprimer par les mots autant que par le corps. Danseur, circassien et comédien, il s’est produit à de nombreuses reprises sur scène. Il joue actuellement dans Justices, un spectacle inspiré de La Divine Comédie de Dante. Comment le théâtre est-il entré dans votre vie ?Le théâtre est d’abord entré dans ma vie à l’école, puis à travers ma participation à deux spectacles de L’Enfant des Étoiles. Les rencontres avec Jacqueline Beghin (L’art d’être différent), Frédérique Joye (Mouvements sans frontières) et Joëlle Shabanov du Créahmbxl ont été déterminantes. Elles m’ont permis de découvrir le besoin d’exprimer mes émotions, le plaisir de raconter des histoires et celui de rencontrer les autres. Très vite, la scène est devenue pour moi un véritable espace de liberté. Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier d’acteur ?Ce que j’aime par-dessus tout, c’est incarner des personnages différents. Chaque rôle est une nouvelle aventure humaine. Le contact avec le public est une grande source d’émotion. J’aime aussi voyager avec la troupe et partager de bons moments ensemble. Qu’est-ce qui compte le plus pour vous dans la pièce Justices, dans laquelle vous jouez actuellement ?Ce qui me touche le plus, c’est le message de justice et d’humanité porté par le spectacle. Il invite le public à réfléchir à la responsabilité, à la vérité et au regard des autres. J’y joue avec beaucoup d’engagement et de sincérité. Où pourrez-nous vous voir prochainement ? Et quels sont vos projets à venir ?Je jouerai début janvier à Marseille, puis les 4 et 5 février au Théâtre Le Manège à Mons, et du 7 au 11 avril au Théâtre National à Bruxelles. D’autres dates pour 2026 et 2027 sont en cours de confirmation. Je participerai également à un projet européen autour du théâtre inclusif à Varsovie en mars, avec Clément Papachristou, metteur en scène de Justices.Par ailleurs, un nouveau spectacle de danse, Mon Amour, est actuellement en création avec Joëlle Shabanov, chorégraphe au Créahmbxl.📍 Prochaines dates de "Justices" Début janvier à Marseille4 et 5 février au Théâtre Le Manège – MonsDu 7 au 11 avril au Théâtre National de Bruxelles

06/01/2026

Patricia de Cooman : la solidarité en action, soir après soir

Patricia de Cooman fait partie de ces personnes qui transforment la solidarité en action concrète. Bénévole de longue date, elle s’engage au sein de l’ASBL Opération Thermos, qui va à la rencontre des personnes en grande précarité à Bruxelles avec des repas chauds, une écoute et une présence. Dans cet échange, elle évoque l’engagement des bénévoles, la réalité du terrain et les besoins de l’association pour poursuivre sa mission. “En une minute, peux-tu me dire c’est quoi l’Opération Thermos, et pourquoi elle existe ?”‘Opération Thermos’ est née en 1987, à l’initiative de scouts sensibilisés à la précarité des personnes vivant dans la rue. Devenue ASBL, elle distribue chaque soir, du 1er novembre au 30 avril, des repas chauds et des boissons. La distribution a lieu au métro Botanique à 20h : soupe, plat chaud, dessert, pain, eau, café ou chocolat chaud.“Pourquoi as-tu décidé de t’impliquer dans ce projet et qu’est-ce que cela t’apporte ?”Il y a 23 ans, nous avons entendu un appel à la paroisse : il manquait des bénévoles. Nous voulions un projet humanitaire familial, près de chez nous, et nos deux fils (12 et 10 ans à l’époque) ont tout de suite été partants. Aujourd’hui, ils ont grandi, sont devenus papas et continuent à venir distribuer avec nous : la relève est assurée. On reçoit énormément en retour, et nous avons même créé des liens avec certains bénéficiaires.“À qui vous vous adressez ? Qu’est-ce qui vous distingue dans l’aide aux personnes en grande précarité ?”Nos bénéficiaires sont de plus en plus nombreux : nous sommes passés d’environ 80–100 repas à une distribution que nous devons limiter à 200, faute de moyens financiers et logistiques. Le repas est totalement gratuit.“Concrètement, comment se déroule une soirée type : de la préparation à la distribution ?”Dès 16h, une dizaine de bénévoles cuisinent sous la supervision d’un encadrant. Les repas sont acheminés au métro Botanique en bus STIB, partenaire de l’association. À partir de 19h15, d’autres bénévoles accueillent les bénéficiaires ; le repas est remis en sac “take away”.“Si je comprends bien, une saison s’étend de novembre à avril : combien d’équipes/volontaires sont mobilisés sur une saison ?”Chaque soir, une équipe se relaie pour assurer la distribution des 200 repas : parfois des entreprises (team building), mais aussi des groupes de jeunes ou d’adultes, sensibilisés au sans-abrisme. Certaines équipes reviennent plusieurs fois, d’autres une seule. .“Aujourd’hui, de quoi avez-vous le plus besoin pour continuer, et comment aider concrètement ?”Nous avons surtout besoin d’aide humaine et financière : il manque des bénévoles en station, et encore plus en cuisine. Les dons de vivres/repas sont appréciés, mais les dons financiers le sont particulièrement (déduction fiscale dansles règles de la loi). Bonnets, écharpes, gants et chaussettes sont utiles lors des grands froids (pas de vêtements).Le planning de cet hiver n’est pas encore complet, n’hésitez pas à vous inscrire ici planning@operationthermos.be Patricia de Cooman reste à votre disposition pour toutes questions ou suggestions : decoomanthibault@hotmail.com

01/12/2025

"Trait d'union entre particules"

Paru en octobre 2025 : "La Famille dans la Belgique d’aujourd’hui"Moins d’un siècle après la publication de La Famille dans la Belgique d’autrefois par le comte Louis de Lichtervelde, le concept de famille connaît une transformation sans précédent. Dans une société marquée par un individualisme croissant, la cellule familiale traditionnelle se redéfinit sans cesse, partagée entre mémoire collective et aspirations personnelles.Cet essai interroge la place de la famille aujourd’hui : l’éducation, la transmission, l’habitat, les structures émergentes, le rôle des grands-parents, les politiques publiques… autant de dimensions qui éclairent les tensions et recompositions actuelles. Au cœur de cette réflexion, une question essentielle : que signifie encore « la Famille » dans sa complexité contemporaine ?Volume de 153 pages, format A5, couverture souple, diffusion restreinte.Prix : 20 € (+ frais d’envoi éventuels pour la Belgique).ISBN : 978-2-9603805-0-7Possibilité de récupérer, sur rendez-vous, votre exemplaire au Bureau d’Iconographie de l’ANRB.Contact : Pierre-Alexandre de Lannoy - pieralexdelannoy@gmail.comDate de parution: 24 novembre 2025 : "Alles Welbeschouwd. Een bevoorrecht leven"Journaliste envoyée aux quatre vents, Mia Doornaert y a appris une vérité cardinale : les étrangers sont différents, et nous le sommes pour eux, car pétris par une histoire et une culture radicalement différentes. Ã base de ses souvenirs, elle fait vivre les grands acteurs géopolitiques – Amérique, Russie, Moyen-Orient, une Europe perméable à l’islam – à partir de leur propre histoire.Mia Doornaert "Alles Welbeschouwd. Een bevoorrecht leven". 320 p. Date de parution: 24 novembre 2025. Ertsberg/Standaard Uitgeverij."Petite Philosophie des categories inévitables" par Luc de Brabandere - Ed. EyrollesDans son dernier ouvrage, Luc de Brabandere nous émerveille encore par son érudition, sa clairvoyance et son humour.Il démontre avec un brio et une clarté remarquable que penser, communiquer et agir ne peut se faire qu'en structurant le monde qui nous entoure, en le répartissant dans des cases, donc en créant inévitablement des catégories. Prenez une conversation au hasard et vous remarquerez que les catégories sont partout ! Qu'il s'agisse d'espèces en voie de disparition, de secteur de l'économie, de familles politiques, de genre littéraire ou encore de discipline scientifique, la démarche est toujours la même : un domaine complexe est découpé en morceaux dans le but d'être appréhendé.Et cela depuis la nuit des temps !Mais, au fil du temps et des époques, des catégories changent, certaines disparaissent, d'autres apparaissent, pour mieux refléter et structurer l'évolution du monde, de la société et des mentalités. Dans cette perspective, les catégories ne sont pas seulement inévitables, mais aussi indispensables.L'auteur parsème son histoire des catégories avec des exemples savoureux. Plus inquiétant, il nous alerte à juste titre sur l'émergence des algorithmes qui permettent aux géants du numérique (Amazon, FB, Google, ...) de créer des catégories à la demande et sur mesure. Enfin, il nous montre que les trois modes de pensée - pensée logique, pensée créative et pensée critique - impliquent chacun, malgré leurs grandes différences, la manipulation de catégories.Cette huitième Petite Philosophie sur l'idée de catégorie est un bonheur de lecture que nous vous recommandons vivement.Dans "La Huppe et la reine de Saba", Catherine d’Oultremont réinvente la légende de Makéda : royaume matriarcal, magie solaire, intrigues et voyage initiatique où s’entrelacent passions, identité, mystères et pouvoir. La Huppe et la reine de Saba | Asmodée Edern ÉditionsDate de parution : 25/10/2025Editeur EdernNombre de pages 232

27/11/2025

L'année de la confusion

Au moins cinq événements ont provoqué cette année une confusion politique, économique et sociale : le second mandat du président Trump, l'effritement de la mondialisation, l'impuissance de l'Europe, l'avancée rapide de l'intelligence artificielle et la montée en puissance géopolitique de la Chine. Ces cinq-là sont mon choix. Il y en a d'autres et bien sûr il y a la crise climatique, mais elle crée de la confusion depuis longtemps. Le dictionnaire définit la confusion comme : « s'emmêler, ne pas trouver une issue ». C'est fortement formulé, mais c'est ce que je veux dire. Le monde calme et stable que nous avons connu durant les deux décennies qui ont suivi la seconde guerre mondiale, a disparu depuis longtemps. Bien que la stabilité fût déjà un concept très relatif à l'époque.Trump souverain.Donald Trump est un type de président différent. Trump est soi-disant républicain, mais en réalité, il ne l'est pas. Il ne défend pas l'économie de marché libre parce qu'il veut décider lui-même des taux d'intérêt et tient à orienter le commerce international. Il réduit les impôts pour les plus aisés mais ne semble pas se soucier du déficit budgétaire. Il n'est pas démocrate non plus, bien qu'il suive une politique qui conviendrait parfaitement aux démocrates : rouvrir les usines dans la Rust Belt et créer des emplois pour les classes moyennes. Les démocrates ont grossièrement négligé cet aspect. Ils l’ont payé très cher électoralement. Contrairement à ses prédécesseurs récents, Trump n'est ni républicain ni démocrate, il ressemble à un souverain européen du 19e siècle. Un souverain décide de manière autonome des droits d'importation et utilise ces droits pour punir ou récompenser des pays. Les considérations économiques jouent à peine un rôle dans cette affaire. Une taxe est imposée à un pays parce que le souverain en a décidé ainsi. Les célèbres checks and balances qui ont caractérisé le système politique américain sont contournés. Mais ils ne sont certainement pas encore complètement éliminés. Les prochaines décisions de la Cour Suprême fédérale seront cruciales à cet égard. La mesure dans laquelle la Réserve Fédérale reste indépendante sera également un baromètre pour le genre de présidence que souhaite Donald Trump. Un mot enfin sur les alliances internationales et le multilatéralisme. Nous avons grandi dans un monde où les blocs étaient clairs : unipolaire, bipolaire ou multipolaire. Cela changeait parfois, mais en général il était clair qui appartenait à quel bloc. Aujourd'hui, les amis sont presque devenus des ennemis et les ennemis sont traités comme des amis. Il est difficile pour les organisations internationales et pour les coopérations multilatérales de rester pertinentes.L'effritement de la mondialisation.La conséquence immédiate est que la mondialisation de l'économie mondiale s'effrite. C’est déjà arrivé. La mondialisation fluctue sur le long terme. Elle a atteint son apogée au début du 20e siècle et s'est effondrée pendant la première guerre mondiale. Tout a recommencé dans les années soixante. L'effritement de la mondialisation a des conséquences négatives pour la croissance de l'économie mondiale. Mais aussi pour l'inégalité économique entre les pays. Cette inégalité augmentera de nouveau. C'est souvent un sujet de discussion social. Néanmoins, de nombreuses études montrent que la mondialisation a rendu le monde moins inégal, principalement grâce à la croissance spectaculaire de la Chine et des économies asiatiques. Ce qui adviendra de l'inégalité ne sera pas une préoccupation majeure pour Trump. Mais cet effritement menace la position mondiale du dollar et le financement de la dette publique américaine. Les pays BRICS ne représentent pas encore une menace concrète pour l’instant, mais ces nations, et certainement la Chine, rêvent d'une monnaie mondiale concurrente et d'un propre système de paiement.L'impuissance de l'Union EuropéenneL'impuissance de l'Europe est devenue évidente en 2025. Les dirigeants européens étaient à peine impliqués dans les consultations sur l'Ukraine et l'Europe n'a même pas eu droit au chapitre concernant Gaza. Même lors de la conférence climatique, l'Europe a eu du mal. Il y a de nombreuses raisons à cela. L'essentiel est que l'Europe a perdu son pouvoir géopolitique parce qu'elle a perdu son véritable pouvoir économique. La croissance économique en Europe est bien trop faible depuis des années. L'Europe a également négligé et ignoré son industrie. La conséquence de cette négligence, c’est que l'Europe doit râcler les fonds de tiroir pour trouver des moyens de remplir un rôle crédible. L'Europe doit jouer un rôle en Ukraine, mais elle ne peut pas trouver ni libérer les moyens d'imposer sa volonté. Si l'Europe veut trouver une place entre les États-Unis et la Chine, elle devra changer : plus combattive dans la prise de décision et moins préoccupée par des formalités de technocrates. L'Europe doit à nouveau inspirer. N'écrivez pas à quel point l'Europe est bonne, mais faites-le.L'avancée rapide de l'intelligence artificielleL'Europe tente de rattraper son retard dans le domaine de l'IA. Ne désespérez pas, l'Europe a certainement des atouts maîtres. Mais en Europe, on accorde plus d'attention aux dangers de l'IA qu'à ses opportunités. Il y a un an, Mario Draghi a incité l'Europe à changer de cap et à se concentrer sur la compétitivité. Draghi a récemment noté que peu de choses de son plan avaient été mises en œuvre. Cela dit, il ne faut pas se laisser subjuguer par le battage médiatique de l'IA. The Economist a récemment montré que les cours des actions américaines d'IA sont probablement exagérés et qu’ils pourraient entraîner une crise financière. Pensez à la fameuse crise Dotcom. Une crise financière peut entraîner une récession économique. Ce n'est pas bon pour les entreprises européennes qui souffrent déjà de la lente croissance et de la faible compétitivité européenne. Comme l'a dit Draghi, l'Europe doit se concentrer sur l'innovation technologique. Ceci est souvent interprété comme étant une transformation digitale. C'est une interprétation trop étroite. Il existe plusieurs domaines où l'Europe est forte et où les autres grands concurrents, comme les États-Unis ou la Chine, sont moins dominants. Je pense à quelques spécialisations en chimie. L'Europe peut également jouer un rôle important dans la technologie du traitement médical.Le rôle de la ChineIl fut un temps où la Chine était traitée avec un regard compatissant : une économie qui copie nos innovations. Il y a quarante ans, on disait la même chose du Japon. Les États-Unis et l'Europe étaient les pays innovants. Le Japon puis la Chine ont copié. Depuis lors, les temps ont changé. Nous ne devons pas commettre la même erreur aujourd'hui. Économiquement, l'Europe souffre beaucoup de la Chine. La Chine a développé une grande capacité de production très moderne. L'infrastructure chinoise est souvent excellente. Maintenant que le marché américain est moins accessible à cause des droits d'importation, les entreprises chinoises envahissent le marché européen. Par exemple, notre industrie chimique et notre industrie automobile ont subi de fortes pressions. C'est une compétition de prix mais aussi une compétition de produits. Leurs produits conviennent mieux à certains segments de marché que les nôtres. Les petites voitures électriques le prouvent. L'Europe ne doit pas commettre d'erreur stratégique et exclure la Chine. La Chine devient une puissance technologique, elle compte plus d'ingénieurs que n'importe quel autre pays, peut-être à l'exception de l'Inde. Une grande partie de la recherche scientifique aux États-Unis a été et est réalisée par des doctorants asiatiques. Cela signifie qu'une partie du pouvoir innovant des États-Unis provient des immigrés asiatiques et des Chinois. L'Europe ne peut pas gagner cette bataille technologique sans des partenariats avec la Chine.C'est clair ! L'économie mondiale a subi plusieurs chocs. J'en ai mentionné cinq, mais il y en a d'autres. Les chocs nous embrouillent. Nous ne savons pas vraiment comment gérer tout ça. On se retrouve piégés. C'est pourquoi nous devons tout faire pour encourager le leadership à tous les niveaux. Baron (Herman) Daems,23 novembre 2025

Toutes les actualités

Événements

08/01/2026
Bruxelles
ConférencesRéservé aux membres

Midis Culturels : « La mode se démode, Le style jamais. » Coco Chanel (1883-1971) de Madame Martine Cadière

Conférence « La mode se démode, Le style jamais. » Coco Chanel (1883-1971) de Madame Martine Cadière, historienne de l’art.

10/01/2026
ProvincesRéservé aux membres

Comité provincial du Hainaut : Marie de Hongrie

Le Comité provincial du Hainaut a le plaisir de vous inviter à l’exposition Marie de Hongrie art & pouvoir à la renaissance - au Domaine & Musée royal de Mariemont à Morlanwelz. Cette exposition mettra en lumière le rôle central de Marie de Hongrie, sœur de Charles Quint et gouvernante des Pays-Bas, à travers des œuvres historiques, des installations multi-sensorielles et des technologies comme les modèles 3D, pour retracer un moment clé de la Renaissance. Invitation réservée en priorité aux membres de la province du Hainaut.

18/01/2026
Bruxelles
ProvincesRéservé aux membres

Comité provincial de Flandre-Occidentale : concert Mozartiade par Bram Nolf & Dodici Corde

Le Comité de Flandre occidentale vous invite au concert Mozartiade par Bram Nolf & Dodici Corde, le dimanche 18 janvier 2026 à 15h00 au Couvent Anglais à Bruges. Cette activité est destinée en priorité aux membres de la province de Flandre-Occidentale. Les membres de l’ANRB qui souhaitent y assister sont les bienvenus, sous réserve de disponibilité, et peuvent se renseigner par mail : westvlaanderen@anrb-vakb.be

Tous les événements

Nos annonces

Vous souhaitez proposer quelque chose à la vente ? Vous cherchez la location ou la maison de vos rêves ? Vous avez besoin d’un service particulier ?

Découvrez les petites annonces de nos membres et insérez vous-mêmes vos annonces.

Service réservé aux membres en ordre de cotisation

Privatiser la maison

Vous cherchez un espace pour organiser un événement, à caractère privé ou professionnel ? Une réunion, un séminaire, une conférence, un anniversaire, … ?

Le grand hall

Le grand hall est au centre de toute l’action. Il est orné d’une belle cheminée Renaissance, de tapisseries d’Aubusson et de lustres Louis XV imitant ceux de la bibliothèque Mazarine. Un très bel escalier d’honneur permet de monter à l’étage. C’est dans ce lieu magique que les moments les plus marquants de l'association ont pris naissance, créant des moments inoubliables pour certains de nos membres.

Le salon des jeunes

Le salon des JNB est une salle polyvalente. Cet espace cosy et festif est mis à disposition pour vos fêtes ou vos moments « lounge ».

Les salles de réunion

En tant que membre, vous pouvez privatiser nos salles de réunion, et même l'ensemble du bâtiment pour des célébrations plus importantes. Caroline Siraut et son équipe vous aidera à transformer les moindres détails en une expérience vraiment inoubliable.

La salle à manger

Attenant au grand hall principal, la salle à manger est un bel espace de près de 70 m². Les lambris aux murs lui donnent un caractère unique. Une seconde porte très discrète permet l’accès au traiteur de pouvoir servir l’ensemble des invités sans gêner la circulation de vos convives.

Le salon chinois

Le salon Louis XV aux panneaux de style chinois est situé au rez-de-chaussée et donne sur la terrasse de la maison. Il est agrémenté d’un parquet incrusté d’acajou.

Le salon bibliothèque

Le salon bibliothèque, situé à gauche de l'entrée, est un espace intime et raffiné. La pièce est ornée de boiseries et d’étagères de livres, invitant à la détente ou à la conversation. Une seconde porte, discrète, permet de rejoindre le grand hall, renforçant la fluidité et la circulation au rez-de-chaussée.Le salon bibliothèque se prête parfaitement à des dîners en petit comité, où l'on peut partager un moment convivial dans une ambiance feutrée et accueillante.

Soutenir l'anrb

Découvrez comment soutenir en toute confiance ceux qui en ont vraiment besoin.

Vous pouvez réellement faire la différence en soutenant SOLIDARITAS.  

Votre don est précieux et nous vous en remercions.

Faire un don

Devenir membre